Bibliographie des récits de prisonniers de guerre et sur leur captivité

Les livres, de prisonniers de guerre et sur leur captivité, existent, assez nombreux. Pourtant ne viennent à l’esprit que ceux d’Yves Durand (« La captivité », « La vie quotidienne des prisonniers de guerre dans les stalags, les oflags et les kommandos ») ou « Le caporal épinglé » de Jacques Perret. Dans sa thèse (pages 570 à 580/606), Laurent Quinton recense pourtant 187 ouvrages publiés de 1940 à 1953. Des prix Goncourt et Renaudot couronneront certains auteurs. Mais cette littérature est très loin, en quantité et en qualité, de celle des écrivains de la grande guerre (Alain, Genevoix, Cendrars, Mac Orlan, Dorgelès, Giono, Duhamel, Romains, Martin du Gard, Céline, …) qui contribuèrent à la légende des poilus dans l’opinion publique qui hérissa la France de monuments à la gloire de ses « Morts pour la France ». Différence de talent ? De plus, entre 1940 et 1953, les écrits sont forcément marqués du contexte politique et historique (collaboration, libération, épuration, réconciliation nationale, construction de l’Europe). Pour y voir plus clair, Laurent Quinton a soutenu, le 30 novembre 2007, une thèse de doctorat en littérature française du XXe siècle, intitulée « Une littérature qui ne passe pas : Récits de captivité des prisonniers de guerre français de la seconde guerre mondiale (1940-1953) », thèse dirigée par Mme Michèle Touret et présentée à l’Université Rennes 2 – Haute-Bretagne – École doctorale Humanités et Sciences de l’Homme – C.E.L.A.M. E.A. 3206.

Un guide incontournable pour les lecteurs qui trouveront, de plus, de la page 581 à la page 600/606, une bibliographie complète sur le sujet et les thèmes complémentaires. 

Récits de captivité des prisonniers de guerre français. Laurent_Quinton_these_version_diffusable

En prolongement, cette étude d’Audrey Pelletrat de Borde, publiée dans le n° 92 de juillet-septembre 2006 du Bulletin trimestriel de la fondation Auschwitz, aborde sur une période plus longue (jusque la fin du vingtième siècle) « Le paradoxe du récit de captivité ». La bibliographie présentée (pages 27 à 29/29) présente, entre autres, quelques ouvrages récents.

Les récits des PG – Paradoxe du récit de captivité par Audrey Pelletrat de Borde

Fin avril 2012, ce n’est pas moins de 161 récits d’anciens prisonniers de guerre et livres traitant de leur captivité que notre ami, Pierre Lamarche, a réunis : 

Voir l’inventaire, au 31 janvier 2012, de sa bibliothèque : http://www.stalagvia-16032.com/wp-content/uploads/2011/10/Biblioth%C3%A8que-de-Pierre-Lamarche-Inventaire-au-31-janvier-2012.pdf

Oui, les prisonniers de guerre avaient des choses à dire, des revendications, des voeux pour que ce qu’ils avaient vécu ou vu ne se reproduisent plus. Du 20 au 23 juillet 1945, ont eu lieu des « Journées d’études des Hommes de confiance des camps (oflags et stalags) » au cours desquelles les commissions présentaient leurs rapports :

  • a) Révision de la Convention de Genève.
  • b) Rapport sur la captivité.
  • c) Honneur prisonnier.
  • d) Affaires sociales.
« Quand je veux enterrer une affaire, je crée une commission » – Georges Clémenceau

Pierre Lamarche a acquis une brochure de ces travaux qu’il nous propose.
Merci ami !

Journées d’études des Hommes de confiance des camps (oflags et stalags) :

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie des récits de prisonniers de guerre et sur leur captivité

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