Stalag VI D de Dortmund – Chapitre 1 : Mémoire – Localisation – Dulag VI D

MÉMOIRE : À la différence de la Ville de Hemer, à Dortmund il y a peu de traces du stalag VI D. Les « Stadtarchiv » ne détiennent pas les archives du camp, détruites dans le bombardement du 21 février 1945 et les nombreuses copies des documents officiels adressées aux différents services du régime nazi, pourtant très organisé, ont subit le même sort, accidentellement où intentionnellement. Néanmoins, devant la nouvelle Westfalenhalle 3B de Dortmund, une stèle rappelle l’existence du stalag VI D. Son emplacement est indiqué par une croix, en bas et à gauche de la photo aérienne ci-dessous.

Parc des expositions de la Westphalie aujourd'hui (mémorial du stalag VI D : X)

Parc des expositions de la Westphalie aujourd'hui (mémorial du stalag VI D : X)

http://de.wikipedia.org/wiki/Westfalenhallen

Gedenkstein Stalag VI D

Gedenkstein Stalag VI D

ATTENTION : Afin de construire un nouveau portail d’entrée pour la foire « Messenhallen », la zone est actuellement en travaux. Depuis le 20 octobre 2016, cette stèle a été démontée et « mise en lieu sûr le site des Westfalenlhallen ». Voir dans les commentaires, à la suite du présent article, le communiqué de la Ville de Dortmund que nous a fait parvenir la Mission Française que nous remercions ainsi que « Gary » qui nous avait signalé cette disparition. La ville de Dortmund prévoit que la stèle sera de nouveau érigée dans le courant du printemps ou de l’été 2018, date à laquelle les travaux devraient être terminés. Nous comptons sur les visiteurs de notre blog qui se rendront à Dortmund pour nous donner des nouvelles de cette situation. 

ACHTUNG : Cette modeste stèle commémorative est le seul témoignage de l’existence du Stalag VI D à Dortmund de 1939 à 1945 et des mauvais traitements et crimes qui ont été commis à cet endroit et dans les Arbeitskommandos dépendant de l’administration de ce stalag. Ainsi que le rapporte dortmundecho.org (lien dans le commentaire précité), des groupes d’extrême droite souhaitent sa disparition. Nous devons être vigilants et nous prions les visiteurs de notre blog qui iront à Dortmund de nous tenir au courant de l’évolution de la situation.

Traduction du texte de la stèle : 

Historique et commémoration : De 1939 à 1945, plusieurs milliers de prisonniers de guerre ont été internés dans la grande salle de la Westfalenhalle et dans les baraques avoisinantes du stalag VI D. Originaires principalement de Pologne, de Belgique, de France, de Yougoslavie, de l’Union soviétique et d’Italie, ils ont été contraints au travail forcé, sans respect des accords internationaux concernant les prisonniers de guerre, dans des conditions indignes d’un homme, dans l’armement, les entreprises industrielles, les mines, le secteur privé et les collectivités. Des milliers de prisonniers de guerre sont morts par suite de maladies, d’actes délibérés, de sous-alimentation et des bombardements auxquels ils étaient exposés sans protection.

LOCALISATION : Inaugurée le 28 novembre 1925, dans le « Parc pour le peuple » de Wesphalie, la première Westfalenhalle était à l’époque la plus grande salle d’Europe et recevait des foires-expositions, des congrès, des spectacles et des évènements sportifs notamment des six jours cyclistes très renommés. A partir de l’été 1933, le NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti National-socialiste des Travailleurs allemands, dénommé simplement « parti nazi ») en prend le contrôle pour y organiser de grands rassemblements et congrès, aux fins de sa propagande. 

Dortmund Rosenterrasse an die Wesfalenhalle

Dortmund Rosenterrasse an die Wesfalenhalle

Westfalenhalle - Rosenterrasse

Westfalenhalle - Rosenterrasse

Ce vaste espace, situé dans un faubourg périphérique du sud-ouest de Dortmund, était très fréquenté par les familles de l’agglomération car propice à la promenade, à la détente et aux loisirs sportifs ; c’est encore le cas de nos jours. Il comprenait notamment un parc public avec de petits lacs, des jardins, une piscine avec solarium, des courts de tennis et des terrains de football dont le stade du Borussia Dortmund, le Rote Erde, encore utilisé aujourd’hui par l’équipe réserve du club.

Cet environnement paisible ne mettait pas les PG à l’abri de cette guerre où les victimes civiles allaient être plus nombreuses que les victimes militaires, à cause des bombardements stratégiques, imaginés par les stratèges politiques et militaires des deux camps belligérants : http://www.2iemeguerre.com/historique/bombardement.htm. Dortmund, l’une des plus importantes villes minières et sidérurgiques de la Ruhr, était détruite à 80 % en mai 1945. Le Westfalenpark n’a pas été épargné.

La Westfalenhalle était située au numéro 200 du Hinderburgdamm, devenu maintenant le Rheinlanddamm. Elle avait une forme ovale de 110 mètres par 86 mètres, pour une hauteur de 24,50 métres et une capacité de 10 000 spectateurs.

Mais si la Westfalenhalle permet de situer le stalag VI D, elle n’en a constitué qu’une partie et pour une période réduite. C’est ce que les documents archivés démontrent.

Dulag VI D : C’est dans la Westfalenhalle que fut créé, en octobre 1939, le stalag VI D pour accueillir les prisonniers de guerre polonais. Mais en juin 1940, c’est comme « Aufnahmelager » (camp d’accueil) ou « Durchgangslager » (camp de passage), Dulag en abréviation, que les premiers prisonniers de guerre hollandais, belges, anglais et français faisaient sa connaissance. Voir la transcripton du rapport du CICR (Comité International de la Croix Rouge) de la visite du 13 juin 1940 de son délégué, Mr Marti, la qualité de la photocopie étant très pâle.

Rapport du CICR de la visite du 13 juin 1940 de son délégué, Mr Marti : 

Transcription du rapport du CICR de la visite du 13 juin 1940 de son délégué, Mr Marti

Le délégué du CICR précise que les PG, hommes de troupe et officiers, après environ 7 jours, sont envoyés dans les différents Stalags et Oflags. De « Dulag » ce camp est rapidement devenu « Stalag » pour les prisonniers de guerre français et belges, car on constate le 11 juin des enregistrements de PG belges (notamment Louis Mottie, le père de Marc) et leur notification par une « Meldung » n° 73 du 26 juin. Des PG français ont également été enregistrés dès juin. Le livret d’août 1943 de la DSPG (Direction du Service des Prisonniers de Guerre) sur les « Camps de prisonniers de guerre en Allemagne » (présenté dans le tableau des sources du chapitre suivant) mentionne, page 49, les deux activités « Dulag » et « Stalag » du camp de PG de Dortmund.

En vacances à Dormund de Jean Labrune (pages 16 et 17)

En vacances à Dormund de Jean Labrune (pages 16 et 17)

Ainsi, à la mi-septembre 1940, Jean Labrune passait par le « futur stalag VI D » puis était transféré au stalag VI G où il était immatriculé (« En vacances à Dortmund » de Jean Labrune – page 17).

La Délégation de Berlin du SDPG demanda, le 2 avril 1942, l’envoi mensuel d’un wagon supplémentaire de vivres au Stalag VI D, dont la situation de « camp de passage » est également soulignée par le compte rendu du séjour d’un officier du 23 janvier au 12 mars 1942 (présenté dans le tableau des sources du chapitre suivant).

 La Westfalenhalle a donc été utilisée comme Dulag et provisoirement comme stalag VI D, dont elle a notamment abrité le « Lazarett » jusqu’en juin 1942 (rapport du Dc Saboya). Puis elle est revenue au NSPAD.

Vidéo : Le 23 juin 1943, pendant l’offensive de la RAF sur la Ruhr, dans la Westfalenhalle de Dortmund, le docteur Goebbels tient un rassemblement du NSPAD. http://www.youtube.com/watch?v=5KxwQug74mo. Plus la moindre trace de prisonniers de guerre. En ville, dans des rues bordées d’immeubles détruits par les bombardements, des manifestants protestent contre « les terroristes britanniques ».

Lire la suite : http://www.stalagvia-16032.com/stalag-vi-d-de-dortmund-chapitre-2-sources/

 

 

 


29 Responses to Stalag VI D de Dortmund – Chapitre 1 : Mémoire – Localisation – Dulag VI D

  1. Pingback: Biographie de Raymond MONGLON (1906-1999) | Le Couarail de Tamanu

  2. GOBIN Luc :

    Bonjour
    Je viens de retrouver une carte postale de mon père. Il a été prisonnier au stalag VI D. J’ai un matricule mais je pense qu’il manque un chiffre le dernier 4618_ , puis après ArbeitsKommando n° 623. J’aimerais en savoir un peu plus.
    Merci.

    • Louis :

      Bonjour Luc,
      Pour en savoir plus, notre article « Démarches, adresses et lien utiles » vous guidera dans vos recherches. Le numéro de captivité d’un prisonnier de guerre français comprend un nombre mais également l’indication du stalag (et plus rarement du frontstalag) où il a été enregistré, donc en principe dans ce cas VI D 4618_. Les documents que vous recevrez du BAVCC vous donneront, entre autres, le dernier chiffre de ce numéro.
      Je n’ai pas encore recensé d’Arb-Kdo n° 623. Cependant il a existé un Arb-Kdo n° 563 SU, les lettres signifiant qu’il s’agit d’un commando de prisonniers soviétiques. Celui-ci était situé à Hagen-Halden (district de Hagen) dans les entreprises Dolomitwerke – Donnerkuhle, carrière et usine de chaux (source : liste de Kdos d’archives russes – OBD-Mémorial), dans lesquelles les conditions de travail étaient particulièrement éprouvantes et dangereuses. Bien qu’il y ait eu, parmi les prisonniers soviétiques des ingénieurs, techniciens et ouvriers qualifiés, ceux-ci, comme leurs autres camarades étaient utilisés pour les tâches les plus ingrates. D’où l’existence, dans ces lieux de travail (mines, carrières, sites industriels dangereux) d’Arb-Kdos de prisonniers de guerre français ou belges pour des fonctions plus techniques ou moins exposées. La carte postale témoigne de l’existence d’un Arb-Kdo n° 623, que nous ajouterons à notre tableau si vous nous en faites parvenir un scan. Notre recensement se poursuit et nous ferons une mise à jour prochainement.
      Cordialement.
      Louis

  3. NOYON Christian :

    Bonjour,
    Faisant des recherches sur l’oncle de mon épouse, prisonnier au Stalag VI B, dans un premier temps, puis au Stalag VI F, Kommando 1303, dans un deuxième temps, je pense qu’il a du être ramené au Stalag VI D, sur la fin de sa captivité. Je reste interrogatif sur la signification d’abréviations existantes sur la petite carte orangée que nous a fourni le BAVCC : les lettres a.c.d. signifient-elles « arrivée centre de détention » ? De même toujours sur cette carte, il est noté au dos « Stalag VI B 994 Mle 20976 liste R C T » sans date. Que cela signifie-t-il ? Autre question, lorsque le PG était affecté à un Kommando (1303), gardait il le même numéro dans le nouveau Stalag ?
    Voilà mes interrogations du moment. En tout cas un grand merci pour votre travail qui nous a permis d’avancer dans nos recherches.
    Cordialement.
    Christian NOYON

    • Louis :

      Bonsoir Christian,

      Merci de l’intérêt que vous portez à notre blog et de vos questions. Celles-ci nous permettent parfois de recouper certaines informations ou de progresser dans nos recherches. Questions et réponses sont utiles aux autres visiteurs.

      Permettez moi de répondre à vos questions en suivant la chronologie des différentes phases de l’identification des PG et de leur lieux de captivité.

      Les PG reçoivent un matricule de KG (Kriegsgefangener = prisonnier de guerre) à leur arrivée au stalag (sauf quelques-uns d’entre-eux qui l’ont reçu en frontstalag). Il comprend l’identification du stalag (en chiffres romains suivi d’une lettre majuscule) et un numéro d’ordre d’arrivée (en chiffres arabes), soit pour l’oncle de votre épouse VI B 20976. Le KG ne sera plus désigné et appelé (en allemand) que par ce matricule pendant toute la durée de sa captivité.

      Les PG sont ensuite dirigés vers un ArbeitsKommando, un détachement de travail, c’est à dire un groupe de PG mis à disposition d’un employeur. Ils pourront, sur décision des autorités allemandes, en changé, soit dans le périmètre de compétence du stalag, soit par transfert administratif dans un autre stalag. Dans ce second cas, ceci ne signifie pas que les PG en question passeront par ce nouveau stalag. Par ailleurs, leur Kdo pourra être maintenu en place chez le même employeur, ou affecté dans un autre lieu avec une autre activité et un employeur différent. D’une façon générale, le Kdo conserve son numéro, mais lors du transfert administratif des Kdos non affectés aux mines de charbon du stalag VI A au stalag VI D, ceux-ci ont reçu un nouveau numéro dans les séries 2000 et 3000.

      Le Stalag VI B de Neu-Versen comprenait trois camps secondaires à Wezuwe, Fullen et Oberlangen. Le 13 mai 1942 le Stalag VI B et ses camps secondaires ont tous été placés sous le contrôle administratif du Stalag VI C de Bathorn et ont été renommés « Stalag VI C/Z ».

      Le Kdo n° 1303 apparaît dans le journal du stalag VI D « Le Clos » n° 7 du 21 mai 1942 (page 3) pour la nomination du responsable du Cercle d’études du Kdo. Il est également dans la liste des Kdos du stalag VI D, établie après la libération des camps pour les secteurs britanniques (troupes d’occupation), qui le situe à Gelsenkrichen, Dew. Besseschule, Wannerstrasse, avec un effectif de 132 PG français. Puis un rapport de la CCPPG (Commission de Contrôle Postal des Prisonniers de Guerre), du 26/06/1943, signale le transfert administratif du Kdo n° 1303 du stalag VI D au stalag VI F. Enfin, un livre du 5ème Bureau sur les stalags indique (page 168), parmi les principaux Kdos du stalag VI F : le Kdo n° 1303, à Gelsenkirchen (159 PG), hauts-fourneaux « Deutsche Eisenwerke », avril 1944 : travail 12 heures et de nuit ; juillet 44 : 74 heures de travail par semaine.

      A chaque arrivée et transfert de stalag un état (Meldung) des PG concernés est établi par le stalag qui transfère. Le BAVCC devrait vous avoir transmis des copies des pages concernant l’oncle de votre épouse, pour son enregistrement (arrivée) au VI B, puis pour son transfert du VI B au VI D (avant mai 1942), et celui du VI D au VI F (avant le 26/06/1943).

      Pour ce qui est des abréviations, ne sachant pas de quel document il est question, je ne peux vous proposer une signification.

      Cordialement.
      Louis Weppe

  4. Brillet :

    Bonsoir,

    Tout d’abord un grand merci pour votre site et vos recherches, il n’est pas si facile de se documenter sur les stalags et j’ai appris beaucoup de choses grâce à vous.

    Mon grand-père était au stalag VI D à Dortmund entre 1941 et 1943. Son numéro de Ko mentionné sur les courriers est le 3013 mais je ne trouve pas à quoi il correspond. Je pense qu’il a probablement travaillé au ramassage des ordures et peut être dans une ferme mais je n’en suis pas sûre et j’espérais en apprendre plus via le numéro du Ko.

    De plus, j’ai du mal à trouver des informations quant aux rapatriés d’avant 1945. Je sais qu’il y a plusieurs cas de figures souvent liés à la santé mais j’ai plutôt l’impression qu’il est revenu en France par un autre biais (je ne pense pas qu’il se soit évadé). Avez-vous des informations sur ces PG qui ont regagné la France avant la libération ?

    Par avance, encore merci.

    Je suis à votre disposition.

    A-L Brillet

    • Louis :

      Bonsoir,
      Merci de l’intérêt que vous portez à notre blog.
      Dans une mise à jour à venir à notre tableau de recensement des Kdos, le Kdo n° 3013 est cité dans le journal du Stalag VI D, « Le Clos » n° 31 de mai 1944 (page 6), qui annonce le décès de Louis Ganivencq (ex du Kdo n° 3013), en France, le 18/03/1944, après une courte maladie. Par ailleurs, une synthèse de la CCPPG (Commission de contrôle postal des prisonniers de guerre) datée du 07/07/1944, relève, dans une lettre d’un PG du Kdo n° 3013, à propos des bombardements des 22 et 23 mai 1944 : « La nuit a été mouvementée, un commencement d’incendie et des vitres brisées« . La situation et l’affectation du Kdo n° 3013 ne sont pas précisées, mais les numéros de Kdos étaient attribués pas séries et les Kdos recensés n° 3005 à 3113 étaient localisés à Dortmund qui a été bombardée les 22 et 23 mai 1944.
      En ce qui concerne les rapatriements avant mai 1945, il y a eu d’abord les « sanitaires », puis « Ceux de 14  » (PG ayant également participé à la première guerre mondiale) et quelques « régionaux » (Bretons et Dieppois notamment). À moins qu’il ne rentre dans l’une de ces catégories, c’est probablement au titre de « la Relève » instituée en juin 1942, que votre grand-père a été rapatrié (le 11/08/1942, un premier convoi de 1300 PG arrivait à Compiègne en provenance des Stalag I A et I B). En ce qui concerne le Stalag VI D, « Le Clos » n° 27 indique (page 7) le nom et le numéro de Kdo des 100 PG du Stalag VI D, « choisis parmi les pères de trois enfants atteignant avec majoration un âge de 58 à 49 ans, les veufs depuis la guerre, pères d’au moins deux enfants dont l’épouse a quitté le domicile conjugal« , qui faisaient partie de la « douzième vague de relève« . Ce douzième convoi a quitté Dortmund le 07/012/1943. La même page du même document indique également le nom et le numéro de Kdo des 15 PG du Stalag VI D, « choisis d’après leur situation de famille« , qui ont fait partie du treizième convoi qui a quitté Dortmund, le 22/12/1943. Je n’y ai pas relevé le nom de Brillet, ni le Kdo n° 3013.
      Vous avez peut-être quelques indices complémentaires dans les courriers de votre grand-père.
      Bonnes recherches.
      Louis

  5. Brillet :

    Merci infiniment pour les pistes concernant les rapatriés !

    Merci beaucoup pour l’intérêt porté à mon message et pour votre réponse. Les recherches continuent !

    Cordialement.

    AL Brillet

  6. rosse :

    Bonjour Louis,
    Mon père a été prisonnier au stalag VI F, du 10/07/1940 au 18/12/1942. Je me demandais pourquoi il avait été rapatrié en 1942 ; je viens d’avoir la réponse.
    PS : il a été capturé le 11/06/1940 à Chauffour (Eure) et est parti pour Bocholt.
    Matricule 24801.
    Merci
    André
    PS : avez vous des nouvelles de Marc Mottie ?

    • Louis :

      Bonjour André,
      Hélas notre ami Marc Mottie nous a quitté le 19 décembre 2015, au terme d’un long combat contre la maladie. Nous avons fait un bout de chemin ensemble sur les traces de nos pères pendant leur captivité en Allemagne. Nous présentons nos sincères condoléances à son épouse, ses enfants et sa famille. Nous regretterons sa loyauté, sa simplicité, sa franchise, sa convivialité et ses « bises d’Oupeye » qu’il a rendues aussi célèbres que les gaufres de Liège.

      • Jouet :

        Je recherche tous renseignements concernant mon parrain (et oui) : Tellier Eugène, né à Denain, le 06/02/1902. Je viens de trouver son nom dans les prisonniers de guerre de 1940 : 2e classe, 68e RR, Stalag IV D. C’est tout ce que je sais. Il était verrier (graveur sur verre), Il a du travailler aux verreries d’Arques (P de C). J’ai retrouvé un oncle, frère de mon père, « Mort pour la France », et pu ainsi le faire graver sur le monument de sa ville natale grâce au concours et les renseignements obtenus par « Mémoire des Hommes ». Avec mes remerciements. J.Jouet Solesmois59

        • Louis :

          Pour plus de renseignements sur la captivité de votre parrain, veuillez lire notre article « Démarches, adresses et liens utiles » (passez par l’onglet « Plan du site » pour faire plus court).
          Bonnes recherches.
          Cordialement.

  7. Aurières Annie :

    Bonjour Louis,
    Mon père a été envoyé comme prisonnier de guerre à l’ArbeitsKommando n° 1309 à Gelsenkirchen, en juin 40. Je sais qu’il travaillait dans une usine de bière à Dortmund et qu’il s’est évadé en compagnie de deux camarades de captivité. L’un, Bourguignon, qui a été repris et dont il ignorait ce qu’il était devenu et l’autre, Mailhaud, de la région de St-Etienne, qu’il n’a jamais pu retrouver après leur séparation.
    Toutes les informations que vous pourriez me donner sur ce stalag et la vie de ces prisonniers me seraient précieuses.
    Je pense que nos enfants doivent garder en mémoire les actes héroïques et les souffrances endurées par leur arrière-grand-père.
    Je vous remercie très chaleureusement pour l’aide que vous pourrez m’apporter.
    Annie Aurières

    • Louis :

      Bonjour Annie,
      Merci de votre visite et de votre témoignage. Les informations générales ainsi que les témoignages que j’ai recueillis à propos des stalags VI A de Hemer et VI D de Dortmund et leurs Arb-Kdos sont sur ce blog. La page « Plan du site » vous donne un résumé de son contenu et un accès direct aux articles qui pourraient vous intéresser. Votre message sera peut-être lu par un descendant des compagnons de captivité de votre père qui pourrait détenir des informations plus précises des conditions de leur captivité et de leur évasion. C’est déjà arrivé ! Par ailleurs, les documents que le BAVCC détient vous donneraient plus de précisions (dates, lieux, Arb-Kdos, …) : voir notre article « Adresses, démarches et liens utiles ».
      Bonne recherche et bonne chance.
      Louis

  8. Belli jean claude :

    Je viens de découvrir ce site j’en profite pour poser une question : mon père a fait prisonnier à Lomme, le 20.06.1940 et interné au stalag VI D sous le mle 13095. Par contre sur une liste de prisonnier il est mentionné au VI A.
    Ce que je sais, c’est qu’il était affecté dans une ferme et qu’il rentrait le soir au camp.
    J’aimerai approfondir mes recherche et voire faire des connaissances …. pouvez vous me donner des tuyaux ?
    Merci.

    • Louis :

      Bonjour Jean-Claude,
      Désolé de ne pas vous avoir répondu plus tôt.
      Il n’est pas surprenant de voir le nom de votre père sur des listes ou documents de stalags différents, car sont rares les PG ayant passé toute leur captivité dans le même Kdo sous l’autorité du même stalag, surtout en ce qui concerne le Werhkreis VI. Voyez notre article « Stalag VI D de Dortmund – Chapitre 2 : Sources – Situation – Effectifs – Service médical » *.
      Pour vos recherches voyez notre article « Démarches, adresses et liens utiles » *.
      * Pour gagner du temps dans votre navigation, accéder directement aux articles en passant par la page « Plan du site ».
      Vous pouvez aussi entrer en relation avec des descendants de PG des stalags VI A et VI D : http://stalag6a6d.synology.me/index.html .
      Cordialement.
      Louis

  9. Caroline Moiré :

    Bonjour,

    En regardant dans les papiers de mon parrain, un petit carton contenant les infos telles qu’elles :
    Gleizes Aimé – N° prisonnier 14517 – Stalag VI D – Dortmund (Wesfalen) – Arbeits-Kommando n° 541 – Deutchland/Allemagne.

    Merci beaucoup et bonne continuation. Vraiment Sympa votre site.

    • Louis :

      Bonjour Caroline,
      Merci de votre intérêt pour notre blog.
      Nous avons recensé* un Arb-Kdo n° 541 SU de prisonniers de guerre russes, situé à Lippstadt, d’après une liste de Kdos russes (OBD Mémorial). Il y avait probablement un Kdo de PG français sur les mêmes lieux de travail portant le même numéro et cantonné à un endroit différent de celui des soviétiques. Si vous avez des documents à ce sujet, ceux-ci pourraient nous intéresser.
      * Voir dans le tableau déroulant dans la fenêtre in fine de notre article « Arbeitskommandos des stalags VI A de Hemer et VI D de Dortmund (passez par la page « Plan du site » pour gagner du temps.
      Cordialement.
      Louis

  10. LE BRETON Serge :

    Bonjour,
    J’ai un oncle, MALIK Roger, qui a été prisonnier pendant 5 ans au stalag VI D sous le numéro 28 458.

    Existe t-il une liste officiel de ces prisonniers dans ce camp ?

    Merci.
    M. LE BRETON serge.

    • Louis :

      Bonjour,
      Il n’y a pas de liste de PG par stalag. Les archives de la DAVCC contiennent les états (Meldungen) des mouvements (entrées-sorties) des PG de chaque stalag, il serait donc possible d’établir des listes, mais cela n’a pas (encore) été fait.
      Bonne recherche.
      Louis

  11. Gary :

    Je suis passé récemment à l’emplacement de l’ancien stalag de Dortmund : la stèle n’existe plus. Le lieu est en chantier, peut-être est ce la raison. Cependant il y a largement la place de la déplacer et non de la faire disparaître. Je suis inquiet sur la pérennité de sa présence …

    • Louis :

      J’ai laissé passé l’été, en attente d’autres nouvelles ou précisions sur cette disparition (temporaire ?). Elles ne sont pas venues. J’ai donc remonté l’information auprès de la Mission Française à Bad Arolsen qui devrait demander des explications aux services compétents de la Ville de Dortmund. J’ajouterai un commentaire quand j’aurai leur réponse.
      Félicitations pour votre observation et merci de nous en avoir fait part.
      Cordialement.

    • Louis :

      Toujours avec la même rapidité et la même précision, voici la réponse de la Mission Française :

      « Cher Monsieur,

      Je viens de consulter le site Internet de la ville de Dortmund et j’ai trouvé la communication suivante :

      „19.10.2016

      Stèle mise en lieu sûr

      Une stèle érigée devant la „Westfalenhalle 3B“ rappelle le souvenir du camp de prisonniers de guerre Stalag VI D, lequel – de 1939 à 1945 – s’était, dans un premier temps, trouvé dans l’ancienne Westfalenhalle puis, ultérieurement, en tant que camp de baraques à l’ouest de celui-ci.

      Aujourd’hui et demain, cette stèle va être démontée provisoirement. En effet, à la fin de cette année, commenceront des travaux de construction pour la mise en place d’un nouveau portail d’entrée pour la foire „Messenhallen“ à Dortmund ainsi que d’un nouveau passage pour visiteurs le long des halles 2 et 3. La stèle doit être protégée afin d’éviter qu’elle soit endommagée au moment où les pelleteuses se mettront au travail. C’est la raison pour laquelle elle a été mise en lieu sûr sur le site des « Westfalenhallen ». Elle sera de nouveau érigée dans le courant du printemps ou de l’ été 2018, date à laquelle les travaux devraient être terminés »
      (cf. https://www.dortmund.de/de/leben_in_dortmund/nachrichtenportal/alle_nachrichten/nachricht.jsp?nid=440709)

      Il n’est donc pas question que la stèle disparaisse. Ceci est également confirmé dans l’article que j’ai trouvé sous le lien suivant :
      https://www.dortmundecho.org/2016/10/westfalenhallen-anti-rechts-gedenkstein-wird-abmontiert/

      J’espère que ces informations seront suffisantes pour vous rassurer ainsi que les membres de votre amicale.

      Espérant avoir pu vous être utile, je demeure à votre entière disposition et vous prie d’agréer, cher Monsieur, mes salutations les plus cordiales.

      Nathalie LETIERCE-LIEBIG
      Secrétaire de la Mission française de Liaison
      Traitement des demandes
      International Tracing Service (ITS)
      Große Allee 5-9
      34454 Bad Arolsen
      Allemagne »

      Nous invitons les visiteurs de notre site qui se rendront à Dortmund, à nous renseigner sur l’évolution de cette situation, jusqu’au retour de la stèle à son emplacement initial.

  12. wilfred fieldhouse :

    Good afternoon, I am trying to trace information about my late father [ Fred Fieldhouse]. He was part of the BEF, as part of the Royal Artillery 57th Anti Tank Division & was wounded Nr Dunkirk. I have received some information [ war records] from the Army Personnel Centre, Glasgow & from the International Red Cross – who gave me a POW Number of 20547. According to ICRC – he was captured on the 29.05.1940 – became a prisoner at Stalag V1D and then moved to Stalag XXA -[ Torun] on or about the 29.07.1940 [ according to a list dated 03.08.1940 issued by the German authorities. Any information would be useful. Thank you

  13. DELAGE Claudette :

    Bonsoir,
    Mon père, DELAGE Louis, né le 21 Mai 1915, à Chazelles (charente), unité : 334ème R.I, camp : Frontstalag 240 à Verdun le 5 Octobre 1940, a été prisonnier en Allemagne, soit à Hattingen dans la Rhur à 32 kms de Dortmumd ou à Dortmumd. Il me parlait toujours d’Hattingen, il s’est porté volontaire pour aller travailler dans une fonderie où ses camarades et lui faisaient le trajet du camp à la fonderie à pied pendant des heures matin et soir. Je ne sais donc pas s’il était dans un stalag à Hattingen et allait travailler à Dortmumd ou l’inverse. Pouvez-vous m’éclairer SVP, merci.

    • Louis :

      Bonsoir Claudette !
      Au sujet de cette fonderie, il est probable que le Kdo de votre père, situé à Hattingen, à proximité ou chez son « employeur », ait été, plus tard affecté à une fonderie des environs, l’usine précédente ayant, par exemple, été endommagée par des bombardements (c’est un cas récurent).
      Dans le district Ennepe-Rhur, vous trouverez, dans notre tableau des Kdos, plusieurs fonderies dont la plus proche était à Gevelsberg (Kdo n° 578), à 3h50 de marche à pied selon Mappy, ce qui me parait quand même excessif.
      Dortmund est encore plus loin et, vous le lirez dans notre blog, le stalag n’était, pour la plupart des PG, qu’un point de passage lors de leur arrivée en Allemagne et ceux dont les Kdos ont été transférés administrativement, en décembre 1942, sous la direction du Stalag VI D, à Dortmund, n’y sont même jamais passés. Je vous invite à lire également notre article « Démarches, adresses et liens utiles » pour en savoir davantage sur la captivité de votre père. Vous pourrez peut-être connaitre ainsi le numéro de son Kdo.
      Cordialement.

  14. DELAGE Claudette :

    Bonsoir, mon père Louis DELAGE, né le 21 Mai 1915, à Chazelles (Charente), a été prisonnier dans le frontstalag 240 à Verdun, le 5 Octobre 1940. Il faisait partie du 334ème R.I. Je me souviens qu’il me parlait d’Hattingen en Allemagne. Y avait-il un stalag à Hattingen ou était-ce à Dortmund ? Je sais qu’il travaillait dans une fonderie. Merci de me donner les renseignements que vous pourrez SVP.
    Cordialement.
    Mme Claudette DELAGE

    • Louis :

      Bonjour Claudette !
      Merci de votre visite et de bien vouloir excuser mon retard à vous répondre.
      Hattingen était, pour ce qui concerne l’organisation des stalags et de leurs Arbeitskommandos, une ville située dans le district (Kreis) Ennepe-Rhur dont les Kdos dépendaient, jusqu’en décembre 1942, du Stalag VI A à Hemer, puis, jusqu’à leur libération, du Stalag VI D à Dortmund.
      Dans notre recensement (hélas non exhaustif) des Kdos des stalags VI A et VI D (tableau dans notre article « Arbeitskommandos des stalags VIA de Hemer et VID de Dortmund et documents de référence ») 39 prisonniers de guerre français sont « employés » dans le Kdo n° 145 situé à Hattingen dans l’usine de visserie Ruhrtaler Nieten & Schrauben Werke. Il y a aussi un Kdo n° 145 SU de 151 prisonniers de guerre soviétiques cantonnés dans la Bruchstrasse au n° 88 et travaillant pour Leo Gottwald dans Industri strasse.
      Pour plus de généralités sur les Kommandos des stalags VI A et VI D, je vous conseille la lecture de notre article précité. Pour faire plus vite passez par l’onglet « Plan du site ».
      Cordialement.
      Louis

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