Stalag VI A – Site de Hemer – Chapitre 10. L’apport du travail des étrangers (prisonniers de guerre et civils « déplacés ») dans l’économie allemande à l’époque de la domination nazie – 2/2

L’emploi dans l’industrie minière

Le travail à ciel ouvert était la pire des tâches auxquelles les prisonniers de guerre, présentant déjà un mauvais état de santé, étaient employés. Du 1er juillet au 10 novembre 1943, rien que dans les mines de la Ruhr, 27.638 prisonniers moururent. Au premier semestre 1944, l’Oberkommando constata qu’il y aurait une « perte » de 32.326 prisonniers de guerre soviétiques et que la « consommation (!) mensuelle moyenne de prisonniers de guerre soviétiques dans les houillères était de 5.000 ouvriers, soit 3,3%. »

Par « perte » on entendait le transport vers le stalag ou vers les lazarets pour cause de maladie, de décès dans les équipes de travail, ainsi que les évasions. Calculé sur une année complète, cela signifie un déficit de quelque 40% !

Les causes de décès le plus souvent citées étaient la pneumonie, la tuberculose, les lésions cardiaques, les bombardements, l’intoxication (septicémie) et, surtout à partir de 1945, l’intoxication éthylique provoquée par les spiritueux distillés au noir ou par l’alcool éthylique dérobé. D’après les rapports des commandants des stalags et de la Croix rouge internationale, on était au courant de nombreux abus qui conduisaient à la maladie, à l’incapacité de travail et au décès :

Les logements étaient surpeuplés, pleins de vermine, le repos nocturne n’était pas assuré. Il manquait des couvertures.

-       L’alimentation était mauvaise.

-       Souvent les prisonniers sortaient des la fosse (mine) avec des vêtements mouillés et y redescendaient le lendemain sans avoir pu les faire sécher.

-       Les vêtements de travail étaient inadéquats.

-       Les règles de prévention d’accidents n’étaient pas respectées.

-       Les prisonniers étaient maltraités.

-       Les examens médicaux relatifs à l’aptitude au travail à la mine étaient superficiels ; dans certains cas, des médecins civils examinaient jusqu’à 200 prisonniers de guerre en une heure.

-       Les malades passaient chez le médecin tardivement, on les renvoyait au fond quand ils n’étaient pas encore guéris.

La « rémunération » de prisonniers de guerre

Ce serait une tâche impossible de retracer le système compliqué, plusieurs fois modifié et différencié par branches, relatif à la rémunération des prisonniers de guerre. C’est pourquoi l’exposé se concentre sur les principes et n’apporte quelques précisions que sur la rémunération des prisonniers de guerre soviétiques. D’une manière générale, l’entrepreneur payait au fisc 80% des salaires tarifaires ou des salaires résultant de conventions locales, sous déduction d’un impôt forfaitaire de 10%. D’autre part, il devait payer à l’unité militaire  responsable un montant déterminé (au début c’était 0,06 RM (reichsmark) par heure ouvrée ou 0,54 RM par journée de travail ou 13,50 RM par mois, puis à compter de juin 1940 0,80 RM par journée de travail). Les montants, après réduction éventuelle, étaient payés aux prisonniers travailleurs en monnaie du camp ; les prisonniers polonais recevaient moins. À partir du 1er avril 1943 les prisonniers occidentaux recevaient pour chaque jour travaillé 0,70 RM, les Polonais 0,50, l’hébergement et l’alimentation étant gratuits.

Pour faire travailler des prisonniers de guerre, les employeurs payaient – en raison des dépenses supplémentaires pour hébergement, alimentation et habillement – des taxes additionnelles forfaitaires, des charges sociales et une contribution stalag, plus élevées que d’habitude pour que ces employeurs ne puissent être tentés de remplacer le maximum d’ouvriers allemands par des prisonniers de guerre. Plusieurs autres ordonnances de l’Oberkommando furent récapitulées le 14 septembre 1944. Cette récapitulation comprend, sous forme de tableau, une vue d’ensemble ses salaires mensuels qui permet de se faire une idée de la « politique salariale » de l’Oberkommando. Suivant cette politique, les prisonniers de guerre non soviétiques cédaient au stalag 50% du montant du « salaire d’un travailleur allemand équivalent » ; le prisonnier lui-même recevait environ 25% du salaire de son collègue allemand. Dans le cas des prisonniers de guerre soviétiques, le stalag administrateur recevait 66% du salaire allemand de référence, le prisonnier seulement quelque 11,5%.

Le coût salarial patronal, y compris la part du stalag, s’élevait pour l’emploi d’un prisonnier de guerre à 70-75% du coût pour un travailleur allemand comparable.

Le rendement des prisonniers de guerre

Le rendement moyen des travailleurs et travailleuses civils était de 80% de celui des travailleurs allemands comparables ; le rendement moyen des prisonniers de guerre était évalué à 75-80%. Ces calculs et ces évaluations ne concernent probablement que la période 1943/1944 et doivent être différenciés pour l’ensemble de la période de la guerre et en fonction des nationalités. Le rendement des prisonniers belges et français était élevé, celui des Polonais l’était moins. Suit, loin derrière, celui des Soviétiques et des Italiens. Au cours des premiers mois de leur emploi, l’efficacité du travail des Soviétiques n’était que de 30% de celle de leurs « collègues » allemands. Après la mort d’un grand nombre de prisonniers faibles et une légère amélioration de la nutrition, l’efficacité fut portée à environ 50%. Dans l’industrie minière on l’estimait arithmétiquement à 50%, elle devait par des primes additionnelles monter à 70%.  Un taux de 75-80% ne pouvait être atteint que par un tri brutal des prisonniers faibles, par une pression constante et par des temps de travail prolongés.

Der Arbeitseinsatz im Bergbau

Die Arbeit unter Tage war die schlimmste, zu der Kriegsgefangene in ohnehin schlechtem Gesundheitszustand eingesetzt wurden.
Im Zeitraum vom 1. Juli bis 10. November 1943 starben allein im Ruhrbergbau 27.638 Gefangene. Das OKW konstatierte, daß im ersten Halbjahr 1944 im Bergbau ein “Abgang” von 32.326 sowjetischen Kriegsgefangenen zu verzeichnen sei und der “durchschnittliche monatliche Verbrauch [!] an sowj. Kr.Gef. im Steinkohlenbergbau rd. 5.000 Kräfte oder 3,3 % beträgt”.
Unter „Abgang” verstand es dabei den Transport in Stammlager oder Lazarette wegen Krankheit, Todesfälle in Arbeitskommandos sowie Fluchten. Hochgerechnet auf ein volles Jahr bedeutet das einen Ausfall von etwa 40 %!
Die meistgenannten Todesursachen waren Lungenentzündung, Tuberkulose, Herz- verletzungen), Luftangriffe, Vergiftung (Sepsis) und vor allem ab 1945 Alkoholvergiftung durch schwarz gebrannten Schnaps oder entwendeten Methylalkohol. Aus Berichten der Kommandeure der Kriegsgefangenenlager und des Internationalen Roten Kreuzes waren viele Mißstände bekannt, die zu Krankheit, Arbeitsuntauglichkeit und Tod führten:

Unterkünfte waren überbelegt, voll Ungeziefer, die Nachtruhe war nicht gesichert, Decken fehlten

  • Die Verpflegung war schlecht
  • Die Gefangenen kamen manchmal mit nasser Kleidung aus der Grube und fuhren am nächsten Tag wieder ein, ohne sie vorher trocknen zu können
  • Die Arbeitskleidung war unzulänglich
  • Unfallverhütungsvorschriften wurden nicht eingehalten
  • Gefangene wurden mißhandelt
  • Die Untersuchungen auf Bergbautauglichkeit waren oberflächlich, in Einzelfällen untersuchten Zivilärzte bis 200 Kriegsgefangene in einer Stunde
  • Kranke wurden verspätet dem Arzt vorgeführt, noch nicht Gesunde bereits wieder untertage eingesetzt.

Die “Entlohnung” der Kriegsgefangenen

Das komplizierte, mehrfach geänderte und nach Branchen differenzierte Entlohnungssystem für die Kriegsgefangenen detailliert nachzuzeichnen, wäre zu umfangreich. Die Darstellung konzentriert sich daher auf die Grundsätze und beschreibt nur die Entlohnung sowjetischer Kriegsgefangener etwas genauer. In der Regel zahlte der Unternehmer 80 % der Tarif- bzw. ortsüblichen Akkordlöhne an den Reichsfiskus, zuzüglich einer Pauschalsteuer von 10 %. Ferner mußte er einen bestimmten Betrag (anfangs 0,06 RM je Arbeitsstunde bzw. 0,54 RM je Arbeitstag oder 13,50 RM je Monat, ab Juni 1940 je Arbeitstag 0,80 RM) an die zuständige Wehrmachtsstelle abführen. Die Beträge wurden, ggf. gekürzt, den eingesetzten Gefangenen in Lagergeld ausgezahlt; die polnischen Kriegsgefangenen erhielten weniger. Ab 1. April 1943 wurden den Westgefangenen bei freier Unterkunft und Verpflegung je Arbeitstag 0,70 RM, den polnischen 0,50 RM ausgezahlt.

Für die Arbeit der Kriegsgefangenen zahlten die Arbeitgeber wegen zusätzlicher Ausgaben für Unterkunft, Verpflegung, Kleidung, Pauschalsteuern, Sozialkosten und Stalag-Beitrag mehr als üblich, damit für sie kein Anreiz entstehen konnte, möglichst viele deutsche Arbeiter durch Kriegsgefangene zu ersetzen. Verschiedene weitere Erlasse des OKW wurden am 14. September 1944 zusammengefaßt. Eine darin enthaltene tabellarische Übersicht der Monatsarbeitslöhne gestattet einen Einblick in die “Lohnpolitik” des OKW. Danach wurden bei nicht-sowjetischen Kriegsgefangenen 50 % des Lohnbetrages eines „gleichartigen deutschen Arbeiters“ an das Stalag abgeliefert; der Gefangene selbst erhielt etwa 25 % des Lohns des deutschen Kollegen. Bei sowjetischen Kriegsgefangenen erhielt das verwaltende Stalag 66 % des deutschen Vergleichslohns, der Gefangene lediglich etwa 11,5 %.

Die Lohnkosten einschließlich Stalag-Anteil beliefen sich für den Arbeitgeber beim Einsatz von Kriegsgefangenen auf 70 bis 75 % der Kosten für einen vergleichbaren deutschen Arbeiter.

Die Arbeitsleistung der Kriegsgefangenen

Die durchschnittliche Leistung von Zivilarbeitern und -arbeiterinnen betrug 80 % derjenigen vergleichbarer deutscher Arbeiter, die durchschnittliche Arbeitsleistung der Kriegsgefangenen wurde mit 75 bis 80 % angesetzt. Diese Rechnungen und Schätzungen treffen vermutlich nur für die Zeit 1943/44 zu und müssen für die gesamte Kriegszeit und nach Nationalitäten differenziert werden. Die Leistung der belgischen und französischen Gefangenen war hoch, die der Polen niedriger. Weit darunter lag die der Sowjets und der Italiener. In den ersten Monaten ihres Arbeitseinsatzes betrug die Effizienz der Arbeit der Sowjets nur 30 % ihrer deutschen „Kollegen“. Nachdem viele Schwache gestorben waren und die Ernährung etwas verbessert wurde, stieg sie auf etwa 50 %. Im Bergbau wurde sie rechnerisch mit 50 % veranschlagt, durch zuzügliche Prämien sollte sie auf 70 % gesteigert werden. Die oben genannte Quote von durchschnittlich 75-80 % konnte nur durch eine brutale Auslese der Schwachen, ständigen Druck und lange Arbeitszeiten erreicht werden.

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