Stalag VI D de Dortmund – Chapitre 2 : Sources – Situation – Effectifs – Service médical

Sources : Le stalag VI D a été visité par les délégués du CICR (Comité International de la Croix Rouge) et de la Mission Scapini (Délégation de Berlin du Service Diplomatique aux Prisonniers de Guerre). Le dernier Homme de Confiance principal de ce stalag, l’adjudant Kléber Victoria, a également établi un rapport à son retour de captivité, de même que Jacques Roquebert. Des médecins militaires ont aussi témoigné des conditions de leur travail dans le « Lazarett » du stalag VI D ou dans des infirmeries d’importants « Arb-Kdos » et un officier a rendu compte de son séjour dans ce camp du 23 janvier au 12 mars 1942. Quelques auteurs de livres sur leur captivité relatent aussi leur passage par le stalag VI D et différents rapports de la CCPPG (Commission de contrôle postal des prisonniers de guerre) et les SAI (Service d’accueil et d’information des PG rapatriés) de Compiègne et de Mâcon apportent des éclairages ponctuels complémentaires.

Ces documents, classés chronologiquement, ci-après, retracent l’histoire du stalag VI D.

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Service médical

13.06.40 CICR 3.649 Français.

4.014 Belges.

18 Britaniques.

180 Polonais.

4.920 Polonais en Kdos.

Westfalenhalle (Dulag) + baraques.Les PG « couchent à même les planches. La paille n’était qu’une culture de vermine, donc supprimée. »

15 tentes de 500 PG chacune.

3 médecins allemands.

1 médecin polonais.

1 médecin belge.

Rapport de la visite du CICR du 13.06.1940 :

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Serv. médical

15.11.40

Westfalenhalle - un dortoir de 3000 lits en novembre 1940 (photo CICR V P HIST 01573 02 public)

Westfalenhalle - un dortoir de 3000 lits en novembre 1940 (photo CICR V P HIST 01573 02 public)

CICR 300 Français au camp.22.000 Français dans 600 Kdos. Westfalenhalle (3.000 PG sur des lits à 3 niveaux). 6  médecins français.2 sanitaires.1 dentiste français.125 malades.

Rapport de la visite du CICR du 15.11.1940 :

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Serv. médical

04.02.41 - Train de PG rapatriés

Westfalenhalle - un dortoir de 3000 lits en novembre 1940 (photo CICR V P HIST 01573 01 public)

Westfalenhalle - un dortoir de 3000 lits en novembre 1940 (photo CICR V P HIST 01573 01 public)

DSPG 3 à 4.000 Français au camp, mélangés avec Belges, Polonais et Anglais.45.000 PG en Kdos. PG installés dans le vélodrome  – toit en verrière (nombreux carreaux cassés) – couchettes sur 3 niveaux – paillasses en copeaux de bois. Infirmerie : « existe mais mal pourvue en médicaments ».Des PG malades sont renvoyés au travail avant guérison par le médecin allemand.

Rapport de la DSPG (Train de PG rapatriés du 04.02.1941) :

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Serv. médical

21.10.41 CICR 22.762 Français.1.391 Belges.3.057 Yougoslaves.157 Polonais.343 Russes.27.710 au total, dont 1.864 au camp. Westfalenhalle vide.Baraquements de 2 dortoirs de 16 lits à 3 niveaux répartis dans un camp A et un camp B. 8 médecins français.2 médecins serbes.1 dentiste français + 2 mécaniciens.230 lits5 médecins français affectés en Kdos.

Rapport de la visite du CICR du 21.10.1941 :

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Serv. médical

23.01.42 au 12.03.42 – Séjour d’un officier SDPG 1.500 PG à rapatrier dans le Dulag.Nb de PG non précisé pour le Stalag. »Les baraques sont trop exiguës pour le nombre de PG qui y sont logés. » 1.500 PG à rapatrier logés en janvier dans la Westfalenhalle, non chauffée+ des officiers dans des baraques de la partie consignée du camp. 2ème épidémie de typhus.2 cas français.Cause : les Allemands ont fait faire des corvées dans le camp d’après certains PG à rapatrier.
Rapport du SDPG (séjour d’un officier au stalag VI D du 23.01.42 au 12.03.42) :
Les baraques, qui allaient abriter tous les PG du stalag VI D, ont été construites en plusieurs étapes et n’ont pas fait l’objet d’une description détaillée, jusqu’au rapport Caignard du 29 mars 1942.

42.03.29 Stalag VI D - SDPG - Rapport Caignard (état des baraques)

42.03.29 Stalag VI D - SDPG - Rapport Caignard (état des baraques)

État des baraques :

  • « L’état des baraques du stalag VI D est défectueux » (planches disjointes ou toiture en mauvais état).
  • « Les plus déplorables seraient les baraques n° 2 et 3. »
  • « Les baraques n° 4, 5, 6, 7 sont un peu plus modernes. »
  • « Seule la baraque n° 9 est construite en pierres et dalles, mais la toiture permet le passage de la neige fondue. »
  • Dans presque toutes les baraques les PG seraient entassés (les n° 2 et 3 comprennent 64 PG chacune).
  • Les baraques n° 4, 5, 6 et 7 sont divisées en trois et quatre chambres de 7×7 mètres ; dans chacune desquelles on compte 45 à 48 places couchées.
  • La baraque n° 8, ancienne infirmerie désaffectée, est mieux aménagée, les lits sont à deux niveaux et chaque chambre ne comporte que 20 places couchées.
Si les différentes descriptions du stalag VI D, à compter de 1942, ne s’accordent pas sur des « baraques en pierres », elle correspondent à la photographie aérienne prise en 1944, compte tenu des rapports postérieurs du CICR.
Stalag VI D et Westfalenhalle en 1944 (Stadtarchiv Dortmund - Repro I. Buckow)

Stalag VI D et Westfalenhalle en 1944 (Stadtarchiv Dortmund - Repro I. Buckow)

Ce qui correspondrait actuellement à l’emprise suivante :
Dortmund - Westfalenhalle actuelle et emplacement du stalag VI D

Dortmund - Westfalenhalle actuelle et emplacement du stalag VI D

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Serv. médical

25.09.42 CICR 22.407 Français, dont 3.205 au camp.2.365 Belges, dont 766 au camp.1.922 Serbes, dont 334 au camp.161 Polonais. 20 baraquements en pierres de 1 ou 2 salle(s).Au total : 37 salles de 30 à 60 lits à 2 niveaux.1 baraque  « douches et désinfection ». 2 baraques, dont 1 « isolement ».220 lits,4 médecins français.2 autres médecins.1 dentiste français.29 sanitaires dont 24 français.130 malades français et 7 belges.
Rapport de la visite du CICR du 25.09.1942 :
42.12.04 Stalags VI A et VI D - Lettre de l'Ambassadeur Scapini

42.12.04 Stalags VI A et VI D - Lettre de l'Ambassadeur Scapini

A la fin de l’année 1942, une réorganisation des stalags du Werhkreis VI rattachait tous les ArbeitsKommandos des mines de charbon de la Ruhr au stalag VI A de Hemer qui, parallèlement, transférait tous ses Arb-Kdos d’une activité différente sur d’autres stalags, notamment sur le stalag VI D. Ceci était confirmé par la lettre de la Mission Scapini du 4 décembre 1942 qui précisait, par ailleurs, dans son dernier paragraphe : « Le camp central du stalag VI D est désormais installé dans des baraquements situés à proximité du vélodrome de Dortmund : ce vélodrome, la Westfalenhalle, a été rendu à sa destination primitive et ne contient plus de prisonniers. ».

 

En décembre 1942, la DSPG a établi un livret des communiqués officiels concernant les camps de prisonniers français, dont voici les pages concernant le stalag VI D :

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Serv. médical

11.02.43 CICR 18.790 Français, dont 1.029 au camp, 160 à l’infirmerie et 134 au « Lazarett ».94 Belges, dont 86 au camp, 1 à l’infirmerie et 7 au « Lazarett ». Quelques baraques supplémentaires en construction.> Camp A pour les PG qui dorment tous les soirs au camp.> Camp B pour ceux en transit de Kdo.> Camp C réservé aux PG soviétiques. 5 médecins.1 dentiste français.Une douzaine de sanitaires. »Lazarett » adjacent au camp.260 malades

Rapport de la visite du CICR du 11.02.1943 :

A cette époque, le « Lazarett », adjacent au camp, comprenait 7 baraques décrites dans le rapport du médecin sous-lieutenant Gagneuil, affecté au stalag VI D, du 12/12/42 au 10/12/43 : 
Les PG rapatriés étaient accueillis en France dans un SAI (Service d’accueil et d’Information) et questionnés sur leurs conditions de captivité. Notamment, un rapport de juillet 1943 évoque les bombardements auxquels ils étaient exposés dans des tranchées offrant un minimum de protection. De nombreux PG ont ainsi perdu la vie.

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Mai 43

43.07.10 Stalag VID Rapport SAI Mâcon

43.07.10 Stalag VID Rapport SAI Mâcon

SAI Mâcon du 10/07/43 Bombardements : « la Kommandantur du stalag a été entièrement détruite par un incendie au cours d’un bombardement ».108 PG tués au cours du mois de mai dans différents Arb-Kdos du stalag VI D.
Ce rapport signale également qu’à cette époque un tiers des villes d’Essen et de Dortmund avait été détruit par les bombardements des Alliés.

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Serv. médical

12.09.43 CICR 24.761 Français, dont 981 au camp, 363 au « Lazarett » et 168 dans d’autres « Lazarette ».614 Belges, dont 70 au camp, 17 au « Lazarett » et 4 dans d’autres « Lazarette ». 25 PG par salle au camp A alors qu’ils sont 40 par salle au camp B .Lits à 3 niveaux sans paillasse. .5 médecins français au « Lazarett »..7 médecins français affectés en Kdos.
Rapport de la visite du CICR du 12.09.1943 :
La déclaration n° 4 d’un SAI, de la mi-janvier 1944 (un mois après le rapatriement du médecin sous-lieutenant Gagneuil), apporte des informations qualitatives sur les conditions de cantonnement et de nourriture des PG du stalag VI D.

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Serv. médical

26.07.44 CICR 19.000 Français, dont 712 au camp, 185 au « Lazarett » et 200 dans d’autres « Lazarette ».672 Belges, dont 67 au camp, 10 au « Lazarett » et 2 dans d’autres « Lazarette ». 5 baraques ont été détruites par un bombardement en mai 44. Elles seront remplacées par 3 baraques en briques plus grandes. (NdT : précision du rapport de visite du 20/02/45.)Grandes tentes pour 400 à 500 PG. Au « Lazarett », 6 médecins, dont 4 médecins français.2 dentistes français.240 malades, dont 185 français et 10 belges.
Rapport de la visite du CICR du 26.07.1944 :

Date/période

Organisme

Effectif

Situation

Serv. médical

20.02.45 CICR 26.989 Français dont 901 au camp.686 Belges, dont 66 au camp.506 Polonais, dont 40 au camp.1.609 Yougoslaves, dont 109 au camp. Camp divisé en deux parties, A et B + l’infirmerie.10 baraques : 7 en bois et 3 en briques.Dans la nuit du 20 au 21 février 1945, le stalag VI D fut complètement détruit par suite d’un raid aérien sur le sud de Dortmund. .220 lits tous occupés..3 médecins français..2 dentistes français.. »Teillazarett » (hôpital militaire annexe) d’Echthausen de 300 lits.

Rapport de la visite du CICR du 20.02.1945 :

Dans la nuit du 20 au 21 février 1945, le stalag VI D, déjà touché par deux raids aériens en mai 1943 et mai 1944, était totalement détruit par un nouveau bombardement faisant parmi les PG 32 victimes, 1 Français, 1 Italien et 30 Russes. Mais le stalag VI D ne sera pas transféré malgré la demande de l’Homme de Confiance, Kléber Victoria, les promesses du Commandant du camp et les premières observations des délégués du CICR. Le stalag VI D essuiera un ultime bombardement, le 12 mars 1945, qui fera plus de victimes parmi les PG français, l’accès des PG aux abris souterrains de la ville de Dortmund situés en face du stalag VI D, demandé par l’adjudant Kléber Victoria, ayant été refusé par le Commandant du camp avec pour réponse « que le Président de la police de Dortmund lui avait dit qu’il n’y avait pas d’abris pour les Français et qu’ils n’avaient qu’à s’en prendre aux Américains et aux Anglais ». Il faut savoir que la ville de Dortmund disposait des abris de protection civile les plus vastes d’Europe (24 bunkers répartis dans les quartiers et un système de tunnel) : http://hp.bunker-dortmund.de/index.php?page=399

Vue aérienne du stalag VI D, après le bombardement de Dortmund du 21 février 1945

Vue aérienne du stalag VI D, après le bombardement de Dortmund du 21 février 1945

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En avril ou mai 1945, le 2ème Bureau de l’État Major de l’Armée a établi un livret « Documentation sur les camps de PG », destiné aux officiers et sous-officiers préposés au contrôle des rapatriés, dont voici les pages concernant le stalag VI D :

Les PG furent dirigés vers le stalag VI A de Hemer où des tentes furent dressées pour les accueillir. Les Arb-Kdos de Dortmund restèrent en place jusqu’au 2 avril avant de se replier sur Soest (selon le rapport de Jacques Roquebert).

Rapport de Jacques Roquebert du 8 juin 1945 :
L’adjudant Kléber Victoria, Homme de Confiance principal du stalag VI D du 9 juillet 1943 jusqu’à la libération des camps, a rédigé le 17 août 1945 un rapport sur les conditions de captivité au stalag VI D :
Lire la suite : http://www.stalagvia-16032.com/stalag-vi-d-de-dortmund-chapitre-3-etat-sanitaire/

40 Responses to Stalag VI D de Dortmund – Chapitre 2 : Sources – Situation – Effectifs – Service médical

  1. Busseret :

    Bonjour .
    Mon grand-père a été détenu dans ce stalag pendant la seconde guerre mondiale, il s’appelle Busseret Pierre. Merci de ces infos historiques qui me permettent de voir où il a passé ses années de captivité .
    Cordialement.
    Pascal Busseret

    • Louis :

      Merci de votre intérêt pour notre travail de mémoire. C’est très sympa de nous laisser un commentaire, très encourageant.
      Louis

    • Louis :

      Notre article « Démarches, adresses et liens utiles » guidera votre recherche. Je vous conseille de commencer par écrire au BAVCC.
      Louis

    • RIVALS :

      Bonjour

      Mon père a été également prisonnier stalag VI A ou VI D de février 40 à mai 1945. Il s’appelait Victor RIVALS, décédé en 1986. Je n’ai pas de documents seules quelques photos, de plus il ne figure sur aucun registre de prisonniers. Je sais qu’il « travaillait » dans une usine certainement une aciérie !

      Si vous en savez un peu plus, je suis preneur d’infos.

      Cordialement.

      Guy

      • Louis :

        Bonjour Guy,
        Pour plus d’informations sur la captivité de votre père, je vous conseille la lecture de notre article « Démarches, adresses et liens utiles ».
        Pour le trouver plus facilement passez par l’onglet « Plan du site ».
        Bonne lecture et bonnes recherches.
        Louis

  2. DURAND MICHEL :

    Bonsoir,
    Je recherche des informations sur mon grand-père, Groff Marcel, adjudant au 158ème RI et prisonnier, en février 1941, au Stalag VI D de Dormund. Il s’en est évadé, mais j’ignore si c’était sa première ou deuxième évasion. Merci de tout les renseignements directs ou indirects que vous me donnerez pour avoir plus d’informations.

    Michel

    • Louis :

      Bonjour Michel,
      Pour plus d’informations sur la captivité de votre grand-père, je vous conseille la lecture de notre article « Démarches, adresses et liens utiles ».
      Première ou deuxième évasion ? A ma connaissance il n’existe pas de document archivé (français ou allemand) consignant ce type d’événement, avec les dates et les noms des participants. Seul le récit d’un camarade de captivité pourrait répondre à la question. C’est en participant à des forums sur la captivité des prisonniers de guerre français que vous en apprendrez peut-être davantage.
      Bonne chance.
      Louis

  3. Brasme :

    Bonjour,
    Merci pour tout ce travail de collecte et de mise à disposition d’informations relatives aux prisonniers du stalag VI-D. Je viens juste d’apprendre que mon père (prénommé Fernand, matricule 34782) y a été affecté et plus précisément à l’ArbeitsKommando n° 607 qui ne figure pas parmi les « principaux » mentionnés dans l’un des documents présentés ci dessus. Je crois savoir qu’il était positionné à Meggen. Pouvez-vous me confirmer ceci ? Les prisonniers de ce kommando, logeaient-ils sur place à Meggen ? Si oui, où pourrais-je obtenir des informations sur les conditions qui y prévalaient ? Votre réponse sera-t-elle lisible uniquement sur ce site ou me ferez-vous parvenir une information quant à sa mise en ligne au travers d’un message à mon adresse courriel ?
    Merci d’avance et aussi pour tout ce que vous avez déjà réalisé et que vous continuez à faire.
    Bernard Brasme

    • Louis :

      Bonjour Bernard,

      Merci de votre intérêt pour notre blog.

      L’ArbeitsKommando n° 607 figure dans le tableau des Arb-Kdos des stalags VI A de Hemer et VI D de Dortmund (voir l’article correspondant), une fenêtre permet de dérouler la liste et de consulter les renseignements recueillis. Ce camp de travail était situé à Volmarstein, dans une usine de cadenas, lorsqu’il dépendait du stalag VI A (d’après un rapport des délégués du SDPG du 10/11/1941 et une liste de 183 kdos du VI A, puis lors d’une visite de délégués de la Mission Scapini des 10 et 11/04/1942) et à partir de fin décembre 1942 à Castrop Rauxel, dans l’usine Holzges (d’après une liste de kdos du stalag VI D situés dans les secteurs occupés par les Britanniques, dans les secteurs K52/A62 occupés par les Britanniques, liste très synthétique établie après la libération des camps).

      A Meggen il y avait un Arb-Kdo n° 637 et d’autres (voir l’article « Émile Weppe, la captivité en Abeitskommandos »).

      Quelle est la source de votre information ?

      Si, effectivement, votre père était à Meggen, comme le mien, vous trouverez des informations dans ce que j’ai présenté sur sa captivité (notamment dans le récit de Paul Maniez), dans « La libération des Arbeitskommandos de la mine de pyrite de la Sachtleben », ainsi que dans l’article « Sur les traces de mon père ».

      Pour plus de précisions sur la captivité de votre père, je vous conseille quelques démarches (voir notre article « Démarches, adresses et liens utiles ».

      A propos de notre façon de correspondre, nous répondons aux questions et commentaires uniquement dans notre blog afin que ceci profite à nos visiteurs. Merci pour eux de cette question intéressante.

      Cordialement.

      Louis Weppe

      • Brasme :

        Bonjour,
        Meilleurs voeux à vous, aux êtres chers qui vous entourent ainsi qu’aux lecteurs de ces quelques lignes.

        Mon père disposait d’une plaque d’immatriculation au VI-A (34782).
        Il relevait du VI-D quand il a été libéré le 14 avril 1945, par les forces américaines et « le dernier lieu de détention ou de travail en Allemagne » était Hagen (et non Meggen comme je l’ai cru initialement). Ces 2 dernières indications figurent sur la carte de rapatrié qui a été établie, le 29/11/1946 (? difficilement lisible) par le Ministère des Prisonniers, des Déportés et des Réfugiés sous le n° 129328 et qui tenait lieu de ‘Titre Provisoire d’Identité ». Le lieu de Hagen est en accord avec une activité à Volmarstein comme vous l’imaginez et ce de façon à être compatible avec le n° d’Arbeitskommando 607 (VI-A). Celui n’est avancé que parce qu’il figure, lui, sur la boîte à pharmacie en bois, avec laquelle mon père est revenu d’Allemagne et qui a appartenu à un dénommé Jean MALTERRE (infirmier ou autre fonction de cet Abt-kdo 607 ou de ce stalag VI-D).

        Cordialement.
        Bernard Brasme

        • Louis :

          Bonjour Bernard,

          Merci de vos bons vœux. En retour je vous souhaite ainsi qu’à ceux que vous aimez une bonne et heureuse année ; santé – bonheur !

          Comme il est expliqué dans nos pages des transferts d’Arb-Kdos ont été effectués entre les stalags du Wehrkreis VI, du fait notamment de la « spécialisation » du stalag VI A de Hemer qui ne comptait plus, début 43, que des Arb-Kdos dans les mines de charbon de la Ruhr.
          Très peu de nom de PG sont cités dans les rapports de visite du SDPG ou du CICR, parfois ceux de l’Homme de Confiance (Gaumond, en avril 42, pour l’Arb-Kdo n° 607) ou de l’aumônier. Par contre dans les journaux des stalags (Pour Nous pour le VI A et Le Clos pour le VI D) les articles concernant des événements sportifs, culturels ou de solidarité dans les stalags ou leurs commandos (dont seul le numéro est indiqué), des noms de PG apparaissent fréquemment. Plus courant d’y retrouver celui d’un père artiste, musicien, animateur ou footballeur.

          Merci de nous tenir au courant de vos recherches.
          Cordialement.
          Louis

          • Brasme :

            Bonjour Louis,
            Comment peut on consulter les différents numéros d’un journal comme « Le Clos » ?
            Merci.
            Cordialement
            Bernard

  4. LE METAYER Véronique :

    Bonjour et bonne Année à tous,
    Je viens de recevoir le carnet militaire de mon père MARESCAUX Lucien Alfred Amédée, né à Paris 18ème, le 16 juin 1918, Classe 1938, numéro d’identification 38.756.2160, fait prisonnier dans les Vosges, le 26 juin 1940, et interné au Stalag VI D. Rapatrié le 6.5.1945, démobilisé, le 14.5.1945, par le centre de la Seine rive droite.

    J’aimerai obtenir des renseignements, il est décédé quand j’étais jeune et je ne connais pas grand chose de lui. Il a connu ma maman dans les camps. Elle était infirmière, prisonnière russe de Lisova (18 ans), SCHIROKICH Alexandra née le 26.04.1925, dans l’Oural. Ils ont eu une petite fille dans les camps Jacqueline, née à Neheim-Husten (Allemagne), le 17.09.1944.
    Si quelqu’un peut m’apporter des renseignements j’en serai très heureuse ainsi que toute ma famille. Merci d’avance.
    Cordialement.
    Véronique LE METAYER

    • Louis :

      Bonjour Véronique,

      Merci de vos bons vœux.

      Hélas le nom de Marescaux n’est pas parmi les 496 noms de prisonniers de guerre français que nous avons relevés dans des listes allemandes (Meldung). Mais 496 c’est peu par rapport au nombre total de PG français passés par les stalags VI A et VI D (voir nos articles « Stalag VI A – Site de Hemer – Chapitre 7. L’occupation du camp de 1940 à 1945 suivant nationalités et périodes » et « Stalag VI D de Dortmund – Chapitre 2 : Sources – Situation – Effectifs – Service médical ». Passez par la case « Plan du site » pour faire court« .

      En fait votre attente est double, et concerne d’une part la captivité de votre père et d’autre part sa rencontre avec votre mère. Cela nous oriente vers un Arb-Kdo (camp de travail) où les prisonniers de guerre travaillaient sur les mêmes lieux que des civils allemands, mais aussi les hommes et les femmes des populations déplacées (STO, OST Ostarbeiter, partisans italiens, …). Leurs lieux de vie (Lager) étaient différents mais souvent proches, d’où d’autres rencontres. Les villes de Neheim et Hüsten sont réunies dans Arnsberg depuis 1975. À Neheim, nous avons recensé le Kdo n° 667, à Hüsten-Ost le n° 666 et à Neheim-Hüsten le n° 1911 (voir notre tableau des Arb-Kdos des stalags VI A de Hemer et VI D de Dortmund à la fin de l’article correspondant). Hélas nous avons peu de renseignements sur ces Kdos cités dans des listes, seulement leur localisation.

      Trois fois hélas, nous ne nous sommes pas intéressés aux couples qui se sont formés en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, ni aux enfants qui en sont issus. Mais il existe sur Internet différents sites et forums de descendants comme vous qui cherchent à en savoir davantage. Il y a aussi des amicales et associations mais qui concernent plutôt des descendants de couples franco-allemands.

      Je vous souhaite une bonne année et bonne chance dans vos recherches.
      Cordialement.
      Louis

  5. Brasme :

    Bonjour Louis,
    Merci pour l’information communiquée il y a 2 semaines.
    Comment peut on consulter les différents numéros d’un journal comme « Le Clos » ?
    Merci.
    Cordialement
    Bernard

    • Louis :

      Bonsoir Bernard,
      « Le Clos » a été imprimé mensuellement de novembre 1941 (n° 1) à septembre 1944 (n° 35). Il n’existe pas, à notre connaissance, une collection complète de ce journal de camp. Quelques exemplaires sont archivés aux Archives nationales, d’autres au BAVCC. Nous en avons des photos, qui, hélas, ne contiennent pas le nom de votre père (j’ai pris le temps de les parcourir). Il arrive que des numéros soient en vente sur e.bay ou sur delcampe.fr . Notre ami Pierre Lamarche est à l’affût.
      Cordialement.
      Louis

  6. pousseur :

    Bonjour,
    J’ai retrouvé des photos de mon oncle prisonnier au stalag VI A. Voici son nom : FICHEROULLE Raymond n° 2413, Arb-Kdo B 744. Pourriez vous me renseigner si possible où il aurait pu travailler ; au stalag VI D également.
    Merci d’avance. D’autres prisonniers figurent sur ces photos.

    • Louis :

      Bonjour,
      Je n’ai pas encore identifié et localisé un Arb-Kdo n° 744. La lettre B que vous indiquez devant ce numéro signifie qu’il s’agissait d’un Arb-Kdo composé de prisonniers de guerre Belges. Les Arb-Kdos n° 741 et 745 étaient situés à Unna, à des dates non spécifiées et alors qu’ils dépendaient du stalag VI D. Vos photos peuvent peut-être nous donner d’autres indices et témoignent, pour le moins, de l’existence de cet Arb-Kdo, à une période qu’il convient de déterminer. Si vous pouvez nous en transmettre des scans, nous pourrons l’ajouter à notre tableau, et, qui sait, recueillir d’autres précisions à son sujet. Il est souvent nécessaire de croiser divers renseignements pour prouver l’existence, la localisation et l’activité d’un Arb-Kdo. Merci de votre contribution.
      Cordialement.
      Louis

  7. Allain Matthieu :

    Bonjour Louis,
    J’espère que vous allez bien ?

    J’ai en ma possession la plaque d’identification d’un ami de la famille ayant séjourné au Stalag VI D. Figure le n° 28673 sur la plaque carrée et sur la plaque ovale son nom Legallet Lucien 1939 à la première frappe. Le « 3″ ayant été remplacé par un « 2″ suite à une correction. Intéressant ! Et de l’autre côté figure l’inscription Saint-Lo 1775. Auriez-vous, s’il vous plait, des informations concernant la signification de ces numéros. Mon arrière grand-père est parti également en Allemagne, mais là pas d’autre information mis à part son nom Ernest Allain.

    Merci d’avance pour vos réponses.
    Cordialement,
    Matthieu Allain

    • Louis :

      Bonjour Matthieu,
      Merci de votre intérêt pour notre blog … et ma santé. Je vais très bien merci.
      Pour les Allemand, les prisonniers de guerre n’étaient que des « Stücken » (pièces), identifiées, pour toute la durée de leur captivité, uniquement par leur matricule d’enregistrement composé du code du stalag (ou du frontstalag, plus rarement) et un numéro d’ordre, soit pour Lucien Legallet VI D 28673, s’il a bien été enregistré dans ce stalag. Je ne trouve pas sa trace dans les listes des prisonniers de guerre français sur Gallica (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34458709m/date), mais nous savons que tous les PG ne sont pas recensés dans ces listes.
      Les autres indications, nom, prénom, classe, matricule, soit Legallet Lucien, classe 1939, n° 1775 (au bureau de recrutement de St-Lô) sont celles qu’on pourrait trouver sur sa plaque d’identité militaire. L’avait-il égarée et en avait-il reporté les informations sur sa plaque de PG ? C’est une hypothèse que vous pourriez vérifier en demandant aux Archives de la Manche une copie de son feuillet matricule (n° 1775 de la classe 1939).
      Pour votre grand-père, Ernest Allain, la liste officielle du CNIPG n° 94 du 30/04/1941, en ligne sur Gallica, donne ce résultat (page 2) : Allain Ernest, né le 31-5-02 à Canouville, 2ème classe au 513ème RR*, enregistré au stalag IX A (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57437946/f4.image.r=allain.langFR). *J’ignore de quel régiment il s’agit. Vous pourrez en apprendre davantage en demandant, là aussi, son feuillet matricule aux Archives de la Seine maritime. Puis pour l’un et l’autre faire une demande de dossier au BAVCC (voir notre article « Démarches, adresses et liens utiles »).
      Cordialement. Portez vous bien.
      Bonnes recherches.
      Louis

  8. LE METAYER - MARESCAUX Véronique :

    Bonjour,
    J’ai retrouvé des photos d’armée de mon père MARESCAUX Lucien avec ses camarades d’exil. Il a été prisonnier au STALAG VI D. Puis-je vous envoyé par mail ces photos, il y a une inscription sur l’une d’elles, peut être que quelqu’un sera reconnu. J’aimerai avoir des renseignements sur mon père durant son exil. Merci de votre réponse.
    Cordialement.

    • Louis :

      Bonjour Véronique,
      Merci de votre intérêt pour notre blog. Nous poursuivons sa construction et toute information susceptible de l’enrichir nous intéresse. Parfois le recoupement de plusieurs renseignements révèle un élément inconnu (le lieu d’un Kdo, l’effectif, l’activité, l’employeur …). Pour cela, les documents sont utiles mais également tout souvenir personnel (photo, carte postale, lettre …).
      Je vous adresse un mail et vous remercie d’avance de votre contribution.
      Cordialement.
      Louis

      • LE METAYER Véronique :

        Bonjour Louis,
        Je n’ai toujours pas trouvé de trace de mon père MARESCAUX Lucien, Alfred, Amédée fait prisonnier dans les Vosges le 26.6.1940 et interné au STALAG VI D.
        Pouvez vous me dire comment faire pour vous envoyer les photos que j’ai retrouvé.
        Merci
        Cordialement.
        Véronique LE METAYER

        • Louis :

          Bonsoir Véronique,
          J’ai adressé, le 26, un petit message à votre adresse-mail. Vous avez donc la mienne et vous pouvez m’adresser vos photos en pièces jointes à un courriel.
          Merci d’avance.
          Cordialement.
          Louis

  9. Merci d’avoir créé ce site.

    Mon père DUVAL Georges, militaire, a été fait prisonnier en 1940, puis libéré du camp de Dortmund en 1942, faisant croire qu’il avait 3 enfants (en fait il y a mis le nom de ma mère en 3ème). Comédien amateur, il a dirigé, semble-t-il, la troupe théâtrale qui exerçait contre la clôture à l’extérieur du camp. Il s’est fait appeler VUDAL G, ce qui lui a valu quelques jours de mitard – les allemands comprenaient Vue d’Alger -. Il a vu passer des comédiens pro, théâtre et cinéma…
    Mon père n’a jamais été causant sur cette période. Je possède une photo de la troupe devant la scène ; où puis-je vous l’envoyer ?
    Par la suite, mes deux sœurs ont exercé comme comédienne, dont une « vedette de cinéma » (3 films : Mona Monick) et des pièces dont une avec Roger Nicolas.
    Pour ma part, je suis resté dans la musique.
    Je souhaite des photos des comédiens au stalag VID (pas sûr de ce nom) …
    Merci de votre réponse, si c’est possible.
    A+

    • Louis :

      Bonjour Jean-Pierre,
      Merci de votre visite et de votre témoignage.
      Nous avons des photos des compagnies de théâtre du Stalag VI A et de certains Kdos, mais pas de celle du Stalag VI D, aussi votre contribution éventuelle nous intéresse-t-elle. Vous pouvez m’envoyer votre photo sur ma messagerie weppe.louis@free.fr . Je me ferai un plaisir de l’incorporer dans l’article correspondant.
      Votre message sera visible sur le Net et j’espère qu’il amorcera la pompe des témoignages, documents et photos des activités théâtrales du Stalag VI D.
      Cordialement.
      Louis

  10. Je vous ai envoyé trois photos ; peut-être y aura-t-il une suite !
    Merci
    cordialement,
    JP Duval
    Bergerac

  11. Really enjoyed reading your blog.

  12. Pascale Hanrion :

    Bonjour Louis,
    J’espère que que ce mot vous parviendra …
    Je fais des recherches sur mes deux oncles PG en 1939 :
    - Hanrion André René Marceau, PG au Stalag VI D. Sur une carte postale il y a l’adresse 20161 VI B Stalag VI D, le tampon rouge porte Stalag VI D, le numéro 24 et le mot Geprüft (vérifié). PG pendant 5 ans. Il est né à Charleville, Ardennes en 1918, classe 1938, mais j’ignore son matricule militaire. Je suis allée sur les sites que vous recommandez et que j’ai glanés à la lecture de votre correspondance avec vos précédents interlocuteurs. Je ne trouve rien, ou alors je m’y prend mal …
    - Quant au frère d’André, Fernand, je n’ai pas d’infos : né en 1915, classe 1935, c’est tout.

    Votre site est fantastique, j’apprends beaucoup sur ce qu’a pu être son existence pendant ces cinq ans et je me familiarise avec les termes et les organismes d’info éventuelle.
    Un grand merci pour ce travail de Titan !

    Bien cordialement.
    Pascale

    • Louis :

      Bonjour Pascale,
      Pour naviguer dans notre blog, utiliser notre onglet « Plan du site » qui reprend tous les articles que nous y avons déposés.
      Notre article « Démarches, adresses et liens utiles » vous indiquera à quelles portes frapper. Je vous conseille de commencer par écrire à la DAVCC (Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains) à Caen et si vous pouvez vous rendre aux Archives départementales du lieu de résidence de vos oncles à la date de leur recrutement, de demander une photocopie de leur feuillet matricule (de recrutement dont le numéro est donné dans des listes alphabétiques de leur classe). C’est un début, mais qui représente souvent la plus grande partie, voire tout, de ce que vous recueillerez sur leur captivité. Pour vos demandes à la DAVCC et aux Archives départementales, les noms, prénoms, date et lieu de naissance de vos oncles sont suffisants.
      Tenez nous au courant.
      Très cordialement.
      Louis Weppe

  13. LOGEZ PHILIPPE :

    Bonjour,
    mon grand père Logez Paul (12-4-1902) a été prisonnier français au stalag IV D, dès mars 1941. J’ai peu de renseignements il faisait partie du 514 RT; vivant déjà en Belgique à cette époque, il a donc été rappelé. Nous n’avions qu’une photo de lui dans le camps et nous ne la retrouvons plus. Il a peu parlé de cette période.
    Je suis son petit fils et je fais tout pour retrouver sa trace.

    • Louis :

      Bonjour,
      Voyez le mode d’emploi dans notre article « Démarches, adresses et liens utiles ». Passez par l’onglet « Plan du site », c’est plus simple.
      Sinon, en parcourant les différents articles de notre blog vous devriez vous faire une idée de ce qu’était une captivité en Allemagne à cette époque.
      Il est très probable que votre grand-père n’a fait que passer par le Stalag VI D, comme la très grande majorité des PG. C’est dans un ou des commandos qu’il a vécu et travaillé. Avec un peu de chance ce sera indiqué dans les documents que vous recevrez de la DAVCC.
      Bonne chance.

  14. Daniel BOUIN :

    Je recherche des archives sur mon oncle prisonnier au stalag VI D à Dortmund – Arbeitskommando n° 701.

  15. CARMELA BELLOMO :

    Sono Carmela Bellomo, figlia del soldato italiano Bellomo Vito, internata dal 1943 al 1945 come lavoro forzato nei campi nei pressi della città di Hagen Alcuni dati: Bellomo Vito è nato il 24 settembre 1919 a Bari ( Puglia). Fece il servizio militare a Verona nel 26 ° Battaglione Ingegneria – 27ª Compagnia. Dal 1942 all’8 settembre 1943 fu soldato a Tirana (Albania). Il 9 settembre 1943 fu catturato dai tedeschi a Durazzo ( Albania) Dal 1943 al 1945 è stato prima nella zona della città di Dortmund e poi nella città di Dortmund-Hagen. Come soldato (IMI) ha lavorato prima nella miniera e poi come falegname nelle fattorie. lavoro forzato per un’azienda ed è stato detenuto in un campo di addestramento professionale. È stato detenuto rilasciato nel maggio 1945. Vorrei avere notizie sulla riluttanza di mio padre a DORTMUND e HAGEN (se possibile). Grazie mille Carmela Bellomo
    Vito BELLOMO
    DATI PERSONALI
    Nome: Vito Cognome: BELLOMO
    Luogo di nascita: Bari Provincia: Bari
    Regione: Puglia
    Data di nascita: 24.09.1919
    POSIZIONE MILITARE
    Grado: Soldato Divisione: 7 Rgt. Genius
    Arma: genio
    Nota:
    Numero di registrazione del distretto militare di Lecce: 7172.
    CATTURARE
    Recto: albanese
    Luogo della cattura: Tirana Data della cattura: 08-09-1943
    Nota:
    Numero di serie: 55652.
    RITORNO
    Data di ritorno: 15-09-1945
    SWELL
    Archivio ANRP – MEF
    INTERNAMENTO
    Luogo di internamento: Stalag VI D Lavoro: Arb.Kdo.45
    Grazie infinitamente per il suo aiuto Carmela Bellomo

    • Louis :

      Bonjour Carmela,
      Je vous remercie de votre visite et de bien vouloir excuser le retard mis à vous répondre, comme à d’autres commentaires de fin février et de la première quinzaine de mars qui ne nous étaient pas apparus, peut-être en rapport avec l’incendie ayant touché les installations de notre hébergeur. Mais il n’y a rien de perdu.
      Bien que notre blog soit consacré aux prisonniers de guerre français, votre message m’a intéressé.
      Concernant la catégorie de prisonniers IMI, je vous signale :
      - cette page du Net : https://bastas.pagesperso-orange.fr/pga/italiens/imi.htm,
      - cette autre page (en italien) présentant le cas d’un sous-lieutenant prisonnier IMI et les références d’associations d’anciens combattants.
      Pour ce qui concerne la captivité de votre père, j’attire votre attention sur la chronologie. En effet, en décembre 1942, une réorganisation des stalags du Wehrkreiss VI concentre sur le Stalag VI A de Hemer tous les Arbeitskommandos des mines de charbon de la Ruhr, lequel transfère ses autres Kdos sur les autres stalags suivant leur localisation (principalement sur le Stalag VI D de Dortmund, très proche de Hemer). Votre père ayant été capturé le 08/09/1943, aurait du être enregistré à Hemer (VI A) s’il a été affecté dans une mine de charbon. En principe, son numéro de matricule IMI devrait être VI A 55652. Mais je ne connais pas dans le détail la procédure allemande pour ces travailleurs forcés.
      Dans notre tableau des Kdos des stalags VI A et VI D (voir à la fin de notre article correspondant), nous avons recensé deux fois un Kdo n° 45 :
      - le 09/12/1942, lors d’une réunion des Hommes de confiance des Kdos du district de Unna du Stalag VI A, selon le rapport SDPG du 14/01/1943 des délégués lieutenants Arnal et Poigny, le Kdo n° 45 est situé à Altenether, dans l’agriculture et comprend 14 prisonniers de guerre français dont l’Homme de confiance est Flamin.
      - page 160 du livre du 5ème Bureau (Principaux kdos du VI-D – arch. BAVCC), sans précision de date, le Kdo n° 45 est situé à Ahlem dans une mine de charbon et comprend 125 prisonniers de guerre français.
      Ces deux informations sont apparemment inexactes, voire contradictoires. En fait Altenether et Ahlem sont difficile à situer dans la Ruhr. La réunion concernait une trentaine d’Hommes de confiance, heureux de se retrouver, et surtout impatients de révéler les difficultés auxquels faisaient face leurs camarades (alimentation, cantonnement, vêtements …). Les noms allemands étaient prononcés et souvent mal compris. Le livre du 5ème Bureau (service de renseignements français) a été rédigé en 1945, probablement en collationnant de nombreux rapports et notes reçus au cours de la guerre.
      Ce qui est sûr : Unna est proche de Dortmund (20 km) et Hagen (30 km). À Unna, il y avait une mine de charbon du nom de Alter Hellweg (Altenether ?).
      Difficile d’aller plus loin. J’espère néanmoins que ces quelques informations vous seront utiles pour « imaginer » la captivité de votre père.
      Cordialement.
      Louis Weppe
      P.S. : si la lecture de ce message vous pose problème, je pourrai demander à une amie parlant couramment italien d’en faire la traduction. Mais il lui faudra probablement un peu de temps.

  16. RoLLAND :

    Bonjour,

    Bravo pour votre site qui contient beaucoup d’informations sur les conditions de vie des prisonniers de guerre.

    Mon père, Denis Pillon, était au stalag VI D. J’ai retrouvé dans les papiers de famille une correspondance de prisonnier de guerre avec le numéro du Kommando : 3115 et son numéro de prisonnier : 2976.
    Par contre, la BNF gallica mentionne stalag VI A ?

    Mon père parlait assez volontiers de cette période et avait gardé des amis de ces années-là. J’ai pu recueillir son témoignage :
    Fait prisonnier le 16 juin 1940 dans le Loiret, il a d’abord travaillé chez des paysans français dans la Somme.
    Il est arrivé en Allemagne le 13 décembre 1940 et a été dans un Arbeitskommanddo en usine pendant environ 6 mois à Annen pour fabriquer des pièces pour les chars et l’aviation. Les rations étaient peu abondantes et les rares sorties encadrées par des gardes armés.
    Ensuite, il participe au ravitaillement du commando et des « privates » (ouvriers allemands de l’usine) avec 2 ou 3 personnes. Cela consiste à aller chercher des marchandises (navets, pommes de terre…) à Witten, ou du pain à Langendreer, avec une voiture tirée par deux chevaux. Au début, un allemand l’accompagnait ; vers la fin de la guerre, il pouvait y aller seul. Pour le pain en particulier, il arrivait à en avoir en plus (20 pains parfois), en comptant en différentes langues !
    D’autre part, il allait chercher la paye des ouvriers allemands de l’usine à Witten tous les mois avec un cheval et un carrosse, accompagné d’un policier en civil, d’un policier dans la voiture et du comptable.
    Entre temps, il participait au nettoyage des aiguillages des rails des trains qui partaient de l’usine …

    Grâce au chocolat (reçu dans les colis), il commence à faire du marché noir. La première fois, il a échangé une barre de chocolat contre du pain. il revendait du pain, volé au ravitaillement, aux Allemands 5 Mark le pain. Il livrait parfois des bouquets de fleurs pour les fêtes des Allemands et leur faisait payer le prix ! Le meilleur moment pour faire du trafic, c’était pendant les alertes car personne n’était dehors !

    Mon oncle, François Maurice Pillon (frère de mon père) était aussi prisonnier mais au stalag III C près de Berlin.

    Ma grand-mère tenait un journal où elle a noté scrupuleusement tous les colis envoyés à ses deux fils avec les dates et la composition.

    Cordialement.

    Annie Rolland

    • Louis :

      Bonjour Annie,

      Merci de votre sympathique visite et de vos encouragements.

      Le matricule de prisonnier de guerre est composé du numéro (en chiffre romain) du Stalag où à eu lieu l’enregistrement (l’arrivée) du soldat capturé et d’un numéro d’ordre. C’est ce qui est gravé sur la plaque de chaque prisonnier et qu’il doit indiqué dans sa correspondance et celle qu’il reçoit pour qu’elle lui soit distribuée. Ce matricule lui est attribué pour toute sa captivité, et ne change pas même si le PG, est transféré dans un commando dépendant d’un autre stalag. Voyez dans nos articles ce qui concerne la réorganisation des stalags du Wehrkreis VI.

      Pour ce qui du Kdo n° 3115, nous n’avions recensé (voir notre tableau à la fin de notre article « Arbeitskommandos des stalags VIA de Hemer et VID de Dortmund et documents de référence ») que sa localisation, Annen, d’après un rapport de la Commission de contrôle postal des prisonniers de guerre de janvier 1945.

      Les précisions que vous nous apportez me suggèrent un rapprochement avec ce Kdo d’un camp de déportés de Buchenwald Dora : https://asso-buchenwald-dora.com/le-kommando-de-5/ .
      Ce Kdo a été créé les 16-17/09/1944 pour le travail forcé dans la très importante usine d’armement d’AGW : https://www.porta-polonica.de/de/atlas-der-erinnerungsorte/polnische-zwangsarbeitende-witten-1940-1945 .

      Le Kdo n° 3115 des prisonniers de guerre français pouvait donc travailler dans cette usine. Il était courant que différents types de travailleurs forcés (dont les prisonniers de guerre français) coexistent sur des lieux de travail. Cependant leurs conditions et leur cantonnement étaient différents suivant leur « statut ».
      Il n’est pas étonnant que les informations « officielles » sur ce Kdo soient peu nombreuses car il s’agit d’un Kdo travaillant pour l’effort de guerre nazi, donc pouvant être qualifié (en 1945) de collaborationniste. Pas la peine de jeter de l’huile sur le feu. La recherche de la vérité sur les faits de cette époque est très récente et le devoir de mémoire encore plus.

      Avec les documents que vous avez recueillis nous pouvons essayer d’en savoir davantage sur ce Kdo n° 3115. Le journal de votre grand-mère a lui aussi un intérêt historique en plus de son caractère émouvant.
      Voulez-vous y participer ? Notre blog vous est grand ouvert.

      Très cordialement.

      Louis Weppe

  17. Francesca Rennis :

    Buongiorno
    Avete notizie più dettagliate degli italiani detenuti nel campo ?
    Mio padre Pasquale Rennis era un IMI internato in questo campo ma ho pochissime informazioni sulla sua vita qui.
    Vi ringrazio molto
    Francesca Rennis

    • Louis :

      Bonjour Francesca,
      Voyez ma réponse à Carmela qui posait la même question. Je ne peux rien dire de plus.
      Cordialement.
      Louis Weppe

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>