Stalag VI A – Site de Hemer – Chapitre 6 – Le traitement des prisonniers de guerre soviétiques – 1/3

Remerciements : Ce texte en français, est la traduction par Philippe-Henri Van der Laan (traducteur professionnel en retraite), relue par Pascal Margenseau (professeur d’allemand) du texte allemand intégral du site dédié au stalag VI A de Hemer http://www.stalag-via.de/ (auteurs : Hermann-Josef Geismann, Peter Klagges, Emil Nensel, Hans-Hermann Stopsack, Eberhard Thomas et Michael Wischowski et autres contributeurs).

À tout moment de la guerre, il a été néfaste pour les prisonniers de guerre soviétiques que, du point de vue des Allemands, les dispositions de protection du Règlement de La Haye de 1907 relatif à la guerre terrestre ainsi que celles de la Convention de Genève du 27 juillet 1929 ne leur soit pas applicable, l’Union soviétique n’ayant pas signé la Convention de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre. La Russie tsariste avait reconnu le Règlement de La Haye relatif à la guerre terrestre, mais comme Staline avait dénoncé tous les accords du tsar, les Allemands considéraient qu’il n’existait pas de cadre juridique pour le traitement des prisonniers de guerre soviétiques. De ce fait, les Soviétiques étaient exclus des dispositions de protection des deux conventions ; ils ne relevaient pas de l’assistance et du contrôle par la Croix Rouge internationale ; ils ne recevaient pas de cadeaux de chez eux ; les officiers étaient forcés de travailler. Dès l’éclatement de la guerre, les dispositions pour le traitement des prisonniers de guerre soviétiques se distinguèrent indiscutablement de celles applicables aux autres nationalités. Les premières mesures de comportement à l’égard de la guerre et du traitement des prisonniers avaient déjà été rédigées avant l’invasion allemande de l’Union soviétique. La tristement célèbre “Ordonnance des commissaires politiques” du 06 juin 1941 signée par le feld-maréchal Keitel, ordonnait non seulement l’exécution des commissaires politiques de l’Union soviétique mais imposait aussi que les forces armées allemandes, dans leur combat contre l’armée soviétique, devaient, au-delà du droit international humanitaire en vigueur, s’en tenir aux :

Directives concernant le traitement des commissaires politiques

“…La troupe doit être consciente de ce qui suit :

  1. Dans ce combat, le ménagement de la personne et la prise en compte du droit international humanitaire sont inadaptés à cet égard. Ils constituent un danger pour la sécurité propre et pour la pacification rapide des territoires conquis.
  2. Les instigateurs des méthodes de combat asiatiques barbares sont les commissaires politiques. Il convient donc d’agir sans tarder et en toute rigueur contre eux. Par conséquent, lorsqu’ils sont pris au combat ou en état de résistance, il y a lieu de les liquider immédiatement…”.

Conformément à ces instructions, le Sicherheitsdienst (Service de sécurité) ou d’autres unités au front, ou derrière les lignes, exécutèrent des commissaires politiques, souvent même des officiers, à l’exception des juifs. Les autres prisonniers furent, aux premiers mois de la guerre, traités de telle façon que, entre juillet 1941 et février 1942, quelque 60% d’entre eux moururent sur la route vers les stalags ou une fois arrivés au camps,

Lorsqu’après les grandes batailles d’encerclement de juillet à septembre 1941, plus d’un million de gens furent faits prisonniers l’Oberkommando der Wehrmacht (Etat major des forces armées allemandes) se voyait obligé de donner des directives détaillées à l’égard des prisonniers de guerre soviétiques en ordonnant le 8 septembre 1941:

Dispositions relatives au traitement des prisonniers de guerre soviétiques à observer dans l’ensemble des camps de prisonniers de guerre. Traitement des prisonniers de guerre soviétiques en général : le bolchevisme est l’ennemi mortel de l’Allemagne national-socialiste. Pour la première fois, le soldat allemand se trouve placé en face d’un adversaire qui a été formé non seulement militairement mais aussi politiquement dans le sens du bolchevisme, destructeur des peuples. Le combat contre le national-socialisme lui est passé dans les veines et le guide par chaque moyen à sa disposition : sabotage, propagande de destruction, incendie criminel, meurtre. De ce fait, le soldat bolcheviste a perdu tout droit à un traitement comme soldat honorable suivant la Convention de Genève…”.

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Die Behandlung sowjetischer Kriegsgefangener

Zu jeder Zeit des Krieges war für die sowjetischen Kriegsgefangenen verhängnisvoll, daß für sie aus deutscher Sicht die Schutzbestimmungen der Haager Landkriegs-Ordnung von 1907 und des Genfer Abkommens vom 27. Juli 1929 nicht galten, denn die Sowjetunion hatte das Genfer Abkommen über die Behandlung von Kriegsgefangenen nicht unterschrieben. Das zaristische Rußland hatte die Haager Landkriegs-Ordnung anerkannt; da aber Stalin alle Verträge des Zaren aufgelöst hatte, bestand nach deutscher Interpretation ein rechtsfreier Raum für die Behandlung sowjetischer Kriegsgefangener. Die Sowjets blieben so von den Schutzbestimmungen beider Abkommen ausgenommen; sie unterstanden nicht der Betreuung und Kontrolle des Internationalen Roten Kreuzes; Geschenksendungen aus der Heimat blieben aus, Offiziere wurden zur Arbeit gezwungen.
Vom Ausbruch des Krieges an unterschieden sich die Vorschriften für die Behandlung sowjetischer Kriegsgefangener entscheidend von den für andere Nationalitäten geltenden. Schon vor dem deutschen Einfall in die Sowjetunion am 22. Juni 1941 waren die ersten Verhaltensmaßregeln für den Krieg und auch für die Behandlung von Gefangenen aufgestellt worden. Der berüchtigte „Kommissarbefehl” vom 6. Juni 1941, den Generalfeldmarschall Keitel unterzeichnet hatte, befahl nicht nur die Erschießung der Politkommissare der Sowjetunion, sondern belegt auch, daß sich die Wehrmacht im Kampf mit der Sowjetarmee außerhalb des allgemein geltenden Völkerrechts stellen sollte:

Richtlinien für die Behandlung politischer Kommissare

“… Die Truppe muß sich bewußt sein :
1.) In diesem Kampfe ist Schonung und völkerrechtliche Rücksichtnahme diesen Elementen gegenüber falsch. Sie sind eine Gefahr für die eigene Sicherheit und die schnelle Befriedung der eroberten Gebiete.
2.) Die Urheber barbarisch asiatischer Kampfmethoden sind die politischen Kommissare. Gegen diese muß daher sofort und ohne Weiteres mit aller Schärfe vorgegangen werden. Sie sind daher, wenn im Kampf oder Widerstand ergriffen, grundsätzlich sofort mit der Waffe zu erledigen ….”.

An bzw. hinter der Front wurden danach vom

SD (Sicherheitsdienst) oder anderen Einheiten Kommissare, oft auch Offiziere erschossen, Juden ausgesondert. Die übrigen Gefangenen wurden in den ersten Kriegsmonaten so behandelt, daß von ihnen auf dem Weg in die Gefangenenlager oder dort von Juli 1941 bis Februar 1942 etwa 60 % starben.

Nachdem in den großen Kesselschlachten von Juli bis September 1941 weit über eine Million Gefangene gemacht worden waren, sah sich das OKW zu detaillierten Anweisungen für die Behandlung sowjetischer Kriegsgefangener veranlaßt und ordnete am 8. September 1941 an:

Anordnungen für die Behandlung sowjetischer Kriegsgefangener in allen Kriegsgefangenenlagern. Behandlung der sowjetischen Kriegsgefangenen im allgemeinen:
Der Bolschewismus ist der Todfeind des nationalsozialistischen Deutschland.
Zum ersten Male steht dem deutschen Soldaten ein nicht nur soldatisch, sondern auch politisch im Sinne des Völker zerstörenden Bolschewismus geschulter Gegner gegenüber. Der Kampf gegen den Nationalsozialismus ist ihm in Fleisch und Blut übergegangen. Er führt ihn mit jedem ihm zu Gebote stehenden Mittel: Sabotage, Zersetzungspropaganda, Brandstiftung, Mord. Dadurch hat der bolschewistische Soldat jeden Anspruch auf Behandlung als ehrenhafter Soldat und nach dem Genfer Abkommen verloren….”.

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