Stalag VI A – Site de Hemer – Chapitre 5 – Prisonniers occidentaux et polonais – 2/2

Belges et français

Le 10 mai 1940 débuta l’opération militaire allemande contre la Belgique et les Pays-Bas. En juin, l’armée allemande attaqua la France. En août de cette année-là, le chemin de fer allemand amenait chaque jour trois ou quatre transports de 1500 à 2000 prisonniers directement du front au Stalag VI A. À la mi-septembre 1940 , Belges et  Polonais comptés ensemble, le nombre de prisonniers au stalag s’élevait à quelque 26.000, dont environ 20.500 étaient affectés aux travaux forcés.

Étant donné que les gens employés à proximité immédiate étaient souvent logés au camp, on peut estimer à 6.000-7.000 le nombre de travailleurs qui vivaient au camp même. On y vivait donc affreusement à l’étroit. Pour permettre un logement plus ou moins supportable on dressa des tendes dans les parties nord et sud du camp.

Les conditions météorologiques capricieuses et généralement pluvieuses du Sauerland affectaient en particulier les prisonniers à peau noire des colonies françaises, d’autant plus qu’ils ne possédaient que ce qu’ils portaient sur eux. La faim, le froid et le manque d’hygiène étaient responsables, chez parmi eux et chez les Français en général, de cas de maladie et de mort.

Au total, jusqu’en 1945, 11 prisonniers belges et 169 prisonniers français sont morts au stalag. À compter de décembre 1940 la situation des Français et des Belges s’était améliorée car ils recevaient des colis de leur familles et par la Croix Rouge, de quoi s’alimenter au-delà du seuil de la faim.

Sur leurs lieux de travail, les Français et les Belges étaient couramment employés comme ouvriers spécialisés. Dans de nombreuses petites entreprises, leurs collègues de travail allemands les appréciaient et les considéraient comme les leurs, surtout quand ils travaillaient longtemps dans la même entreprise. Un meilleur traitement des prisonniers français, aussi bien au camp qu’aux lieux de travail extérieurs, était envisagé par le gouvernement allemand, qui partait de l’idée d’une bonne entente avec la France non occupée sous le régime de Vichy. Toutefois, ce bon traitement, comparé aux prisonniers d’autres pays, n’empêchait pas les Français d’entreprendre de nombreuses tentatives d’évasion et de fuite des équipes de travail.

Il y avait au camp une grande bibliothèque française, un atelier de bricolage, une prise en charge religieuse et des soins prodigués par des médecins allemands. On pouvait donc parler d’un traitement correct. D’autre part, ils avaient un homme de confiance chargé de défendre leurs intérêts auprès de la direction du camp, ce qui était toujours refusé aux prisonniers russes.

Autres nationalités

Après le chute de Mussolini le 25 juillet 1943 et la capitulation de l’Italie sous le nouveau premier ministre Badoglio le 8 septembre, des troupes allemandes se désarmèrent en Italie et des troupes italiennes aux Balkans et, après la retraite des «forces de l’axe», quelque 650.000 soldats italiens furent faits prisonniers. Environ 550.000 d’entre eux furent transportés vers le territoire du Reich et vers le Generalgouvernement (partie de la Pologne occupée par l’Allemagne – NdT).

Ils étaient prévus pour être employés comme travailleurs. Marqués politiquement de « traîtres » et, pour la race, de « méridionaux », ils subissaient un traitement bien plus mauvais que les prisonniers occidentaux et ils étaient employés à des travaux physiquement pénibles. Ils avaient initialement le statut obscur d’« internés militaires » et, au cours des années et sous la pression croissante, la plupart d’entre eux furent transférés vers la classe des Zivilarbeiter (jeunes civils recrutés sous pression dans les pays occupés pour des travaux forcés en Allemagne – NdT), sans entraîner une amélioration essentielle de leur état.

À compter de décembre 1943 quelque 12.000 Italiens étaient internés au Stalag VI A. Leur nombre s’accrut à 14.786 les mois suivants, mais chuta à 190 au second semestre en raison de leur inscription civile.

D’après des sources différentes 193 à 209 internés militaires italiens sont morts au stalag de Hemer. Il est impossible de savoir combien d’entre eux ont péri par un travail extrêmement pénible et par la mauvaise alimentation au sein des équipes de travaux forcés.

Quant aux Serbes, on dispose de peu d’éléments pour juger de leur situation. Elle était en tout cas plus mauvaise que celle des prisonniers « occidentaux ».

Des Britanniques, Américains et ressortissants d’autres nationalités ne se trouvaient pour la plupart au camp que pour une courte période et en nombre réduit. Ces prisonniers occidentaux recevaient une alimentation meilleure que les soviétiques, les Italiens et les Polonais. Ce n’est qu’aux dernières semaines de la guerre – lorsque l’alimentation se détériora pour tous et qu’elle finit par s’écrouler – qu’ils devaient eux aussi souffrir de la faim au stalag.

Belgier und Franzosen

Am 10. Mai 1940 begann der deutsche Feldzug gegen Belgien und die Nieder lande, im Juni fiel die Wehrmacht in Frankreich ein. Im August des Jahres kamen mit der Reichsbahn täglich oft drei oder vier Transporte mit je 1.500 bis 2.000 Kriegsgefangenen direkt von der Front im Stalag VI A an. Zusammen mit den Belgiern und Polen betrug die Zahl der Gefangenen des Stalags Mitte September 1940 etwa 26.000, von denen sich etwa 20.500 im Arbeitseinsatz befanden.

Da die in der näheren Umgebung Arbeitenden oft ihre Unterkunft im Stammlager hatten, lebten schätzungsweise 6.000 bis 7.000 im Lager selbst, so daß eine qualvolle Enge herrschte. Um eine einigermaßen erträgliche Unterbringung zu ermöglichen, wurden im Nord- und Südlager Zelte aufgeschlagen.

Besonders den dunkelhäutigen Gefangenen aus den französischen Kolonien machte die wechselhafte und oft regnerische Witterung des Sauerlandes zu schaffen, zumal sie nur das besaßen, was sie auf dem Leib trugen. Hunger, Kälte und mangelnde Hygiene führten bei ihnen und den Franzosen zu Krankheits- und Todesfällen.

Insgesamt verstarben bis 1945 im Stalag 11belgische und 169 französische Gefangene. Ab Dezember 1940 verbesserte sich die Situation der Franzosen und Belgier, da sie aus der Heimat und vom Roten Kreuz mit Päckchen versorgt wurden, so daß sie nicht mehr hungern mußten.

An ihren Arbeitsstellen waren Franzosen und Belgier häufig als Facharbeiter eingesetzt und von den deutschen Arbeitskollegen in vielen kleineren Betrieben geschätzt und als fast gleichberechtigt anerkannt, zumal sie oft über lange Zeit im selben Unternehmen tätig waren. Eine bessere Behandlung der französischen Gefangenen, sowohl im Lager als auch im Arbeitseinsatz, lag in der Absicht der deutschen Regierung, die auf ein gutes Verhältnis zum nicht-besetzten Frankreich unter der Regierung in Vichy setzte. Die insgesamt gegenüber den anderen Nationen gute Behandlung hinderte die Franzosen jedoch nicht an zahlreichen Ausbruchsversuchen bzw. Fluchten aus den Arbeitskommandos.

Im Lager gab es eine umfangreiche französische Bibliothek, eine Bastel- werkstatt, religiöse Betreuung und Versorgung durch deutsche Ärzte, so daß man von einer anständigen Behandlung sprechen kann. Ferner verfügten sie über einen Vertrauensmann, der sich bei der Lagerleitung für ihre Interessen einsetzte, was den sowjetischen Gefangenen verwehrt blieb.

Die anderen Nationalitäten

Nach Mussolinis Sturz am 25. Juli 1943 und der Kapitulation Italiens unter dem neuen Ministerpräsidenten Badoglio am 8. September entwaffneten deutsche Truppen in Italien und auf dem Balkan die italienischen Truppen und nahmen nach Abzug der „Bündnistreuen » etwa 650.000 italienische Soldaten gefangen. Von ihnen wurden etwa 550.000 in das Reichsgebiet und in das „Generalgouvernement » transportiert.

Sie waren für den Arbeitseinsatz vorgesehen. Politisch als „Verräter » gebrandmarkt und rassisch als „Südländer » verachtet, wurden sie weitaus schlechter behandelt als die Westgefangenen und zu körperlich schwererer Arbeit herangezogen. Sie hatten anfangs den unklaren Status von „Militärinternierten » und wurden meist im Laufe der Jahre unter stärker werdendem Druck in den Zivilarbeiterstand überführt, ohne daß sich ihre Situation damit wesentlich besserte.

Ab Dezember 1943 gehörten etwa 12.000 Italiener zum Stalag VI A. Ihre Zahl stieg in den Folgemonaten bis auf 14.786 an, fiel dann aber durch Zivilschreibungen in der zweiten Jahreshälfte erheblich und bis Kriegsende auf 190 ab.

Im Hemeraner Lager sind nach unterschiedlichen Angaben zwischen 193 und 209 italienische Militärinternierte gestorben. Wieviele in den Arbeitskommandos bei extrem harter Arbeit und schlechter Verpflegung umgekommen sind, ist nicht festzustellen.

Zu der Behandlung der Serben kann nicht viel gesagt werden, sie war auf jeden Fall schlechter als die der „Westgefangenen ».

Briten, Amerikaner und Angehörige anderer Nationen befanden sich meist nur kurze Zeit und in geringer Zahl im Lager. Diese Westgefangenen wurden besser verpflegt als die Sowjets, Italiener und Polen. Erst in den letzten Wochen des Krieges, als für alle die Verpflegung schlechter wurde und schließlich zusammenbrach, mußten auch sie im Lager hungern

2 Responses to Stalag VI A – Site de Hemer – Chapitre 5 – Prisonniers occidentaux et polonais – 2/2

  1. Courtecuisse Michel :

    Bonjour.
    Mon père a été fait prisonnier à Dunkerque le 04/06/1940 et a été conduit à pied au Stalag VI A puis VI K (326).
    Courtecuisse Paul, matricule 18474 VI A, AKdo n° 2.010. À la fin il travaillait dans une ferme et conduisait un tracteur pour cultiver des patates. Il est rentré à pied en France et s’est retrouvé à Valencienes le 02/05/45.
    Je recherche des infos …

    • Louis :

      Voici le message que nous a envoyé notre ami Alexis :
      « Nous venons d’échanger quelques mails avec Michel Courtecuisse et je l’ai dirigé vers les sources des archives de la DAVCC, du CICR et de la SAMHA … voire des archives allemandes. Il m’a aussi demandé des infos sur les logements des prisonniers, s’ils dormaient à la ferme ou s’il regagnaient le stalag. Je lui ai répondu que la plupart du temps, les PG devaient regagner un village, le soir, et dormir là où ils pouvaient : une vieille église (ce fut le cas de mon GP), un restaurant, une bâtisse quelconque : hangar, grange … et pour certains à la ferme, mais ils ne revenaient pas au stalag. Seuls quelques kommandos du camp attachés aux cultures devaient néanmoins revenir à Hemer.
      On ne trouve pas d’informations précises sur ce kommando de travail n° 2010 dans les archives françaises que j’ai consultées. Il faut parfois faire des déductions. Il pourrait, peut-être, se trouver dans un petit village au sud-est de Paderborn. On peut éventuellement déduire sa localisation et rechercher autour des villages de Warburg et de Sherfede (kommando 2012), vu que certains kommandos n’étaient vraiment pas loin les uns des autres.

      Michel Courtecuisse nous en dira plus quand il aura les réponses de la DAVCC.

      Malheureusement je n’ai pas trouvé plus d’infos sur les kommandos de la série 2000. Ils ne devaient pas être si loin du camp de Paderborn. Peut-être écrire en Allemagne où ils conservent certaines archives. Si je trouve quoi que ce soit je vous en ferai part.

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